Ce samedi 7 février, une tribune collective signée par près de soixante personnalités politiques, historiens et experts appelle à l'adoption d'un système proportionnel pour les élections législatives avant 2027. Ces signataires considèrent que le scrutin majoritaire est un frein à la constitution de majorités diverses et soulignent les menaces potentielles d'une domination de l'extrême droite. D'après une enquête de l’Agence France-Presse (AFP), ils décrivent cette réforme comme « un nouveau souffle démocratique pour la France ».
Les députés Erwan Balanant (MoDem), Guillaume Gouffier-Valente (Renaissance), Jérémie Iordanoff (Écologistes) et Marie Récalde (PS) sont à l'initiative de cette publication, qui commence par un constat alarmant sur l’état de la démocratie française.
Des personnalités en vue s'engagent
Des figures de premier plan, telles que l'ex-président François Hollande, l'ancienne Première ministre Élisabeth Borne, et plusieurs dirigeants écologistes comme Marine Tondelier, se sont joints à cette initiative. Ils affirment que le maintien du scrutin majoritaire constitue un obstacle à la recherche de solutions politiques efficaces et inclusives.
Des politologues reconnus tels que Loïc Blondiaux et Benjamin Morel, ainsi que le sociologue Dominique Méda, apportent également leur soutien à cette proposition, craignant que la situation actuelle n'entraîne une désillusion croissante envers le système démocratique, ce qui pourrait favoriser des orientations autoritaires similaires à celles observées aux États-Unis avec Donald Trump.
Les enjeux de la réforme
Les signataires soulignent que « cet état de fait dégrade l'image de la démocratie et nourrit la tentation d'un pouvoir fort ». Ils pointent notamment le risque qu'un parti d’extrême droite puisse, avec un tiers des voix, obtenir une majorité absolue à l’Assemblée nationale, ce qui serait facilité par un système où « le gagnant prend tout ».
Une réforme sur la bonne voie ?
Le projet d'instaurer la proportionnelle semble bénéficier d’un consensus croissant au sein de l'Assemblée nationale. Les signataires affirment que des députés issus de divers partis ont déjà déposé ensemble une proposition de loi à ce sujet en octobre dernier, et une nouvelle mouture est attendue au Sénat prochainement.
« Il est essentiel que cette question soit soumise rapidement au Parlement », exigent-ils. La réforme pourrait ainsi représenter une avancée pivotante pour le paysage démocratique français.







