Le 8 février, les élections anticipées au Japon ont vu la Première ministre sortante, Sanae Takaichi, s'imposer avec éclat. Son parti, le Parti libéral-démocrate (PLD), est désormais à même de gouverner presque de manière autonome, une évolution qui pourrait amener le pays vers une tendance plus conservatrice.
Selon des projections anticipées diffusées par le Japan Times, les premiers résultats suggèrent que le PLD pourrait obtenir entre 274 et 328 sièges à la chambre basse, largement au-delà des 233 nécessaires pour une majorité. Des voix continuent d’être dépouillées, mais l'engouement pour cette élection est déjà palpable à Tokyo.
Avant ces élections, le PLD comptait 198 sièges. Si le parti atteint 310 sièges, il sera en mesure de surmonter l’absence de majorité à la chambre haute, mettant ainsi en perspective un pouvoir renforcé pour Takaichi. Actuellement, les partisans de la Première ministre peinent à obtenir une majorité absolue dans l'autre assemblée, mais un score élevé à la chambre basse lui permettrait d'imposer des lois parfois rejetées par la chambre haute.
“La Première ministre a une image très fraîche”
Le caractère “historique” de cette victoire n'échappe à personne. Avant Takaichi, la meilleure performance du PLD remontait à 1986 avec 300 sièges, sous Yasuhiro Nakasone. Yu Uchiyama, professeur de sciences politiques à l’université de Tokyo, commente : "L'image fraîche et dynamique de Takaichi a sans doute contribué à ce succès retentissant.”
Une Première ministre validée par Trump
Instaurée Première ministre en octobre 2025 par un fragile accord de coalition, Takaichi a récemment décidé de dissoudre la chambre basse, une démarche qui semble aujourd'hui payante. Cependant, une interrogation persiste : quel avenir pour le Japon avec elle ?
De l’autre côté de l’océan Pacifique, The New York Times pressent une orientation encore plus à droite dans les politiques d’immigration, de défense et d’économie. Comme l’indiquent les sources d’information, Takaichi doit naviguer dans un climat où l’extrême droite, représentée par le Sanseito, devient de plus en plus influente. La veille des élections, Donald Trump n'a pas tari d'éloges envers Takaichi, la qualifiant de dirigeante “forte et puissante”.”







