Dans une tribune publiée ce samedi dans La Tribune, une soixantaine de personnalités, parmi lesquelles se trouvent l'ancien président François Hollande et l'ancienne Première ministre Élisabeth Borne, ont formulé un appel puissant pour instaurer un système proportionnel aux élections législatives d'ici à 2027. Cette réforme est décrite comme étant "un nouveau souffle démocratique pour la France".
Les signataires affirment qu'une telle démarche pourrait grandement bénéficier à la République : "Dans le cadre des réformes envisageables d'ici à la présidentielle, instituer un scrutin proportionnel représenterait un avantage indéniable." Cette initiative a été portée par un groupe de députés incluant Erwan Balanant (MoDem) et Guillaume Gouffier-Valente (Renaissance), entre autres.
Parmi les soutiens figurent des figures importantes de la scène politique : l'ancien président François Hollande, Élisabeth Borne, Bernard Cazeneuve, ainsi que plusieurs leaders verts et socialistes tels que Raphaël Glucksmann et les sénateurs Boris Vallaud et Patrick Kanner.
Vers une démocratie renouvelée ?
De nombreux experts du domaine politique, y compris des politologues reconnus tels que Loïc Blondiaux et Isabelle Guinaudeau, ajoutent leur voix au débat, soulignant que la structure actuelle favorise l'émergence de l'extrême droite. Les signataires préviennent : "Le système majoritaire actuel engendre non seulement une dégradation de l'image démocratique, mais alimente également la recherche de solutions autoritaires." Ils mettent en garde contre les dangers de maintenir un tel système face à l'évolution politique fragilisée.
"Les contraintes institutionnelles que le scrutin majoritaire impose compliquent la création de majorités rassemblées, rendant la recherche de consensus particulièrement ardue."
Cette situation pourrait conduire à des dérives inquiétantes, comme l'expliquent les signataires : "Si l'on reste dans ce cadre, des partis d'extrême droite pourraient monopoliser des sièges avec une minorité de voix." Les signataires conviennent qu'une transition vers un scrutin proportionnel pourrait se concrétiser rapidement, compte tenu de l'adhésion croissante à cette idée au sein de l'Assemblée nationale.
Des députés de divers groupes politiques ont d'ores et déjà déposé une proposition de loi en ce sens dans le but de moderniser l'électorat, qui pourrait être discutée prochainement au Sénat. "Nous demandons que ce projet soit soumis au Parlement le plus rapidement possible," concluent les signataires, déterminés à instaurer une réforme qui pourrait transformer le paysage politique français.







