Une crise sanitaire menace le secteur des aliments pour bébés. Depuis décembre 2025, trois séries de rappels de laits infantiles ont eu lieu, affectant au total 800 produits de Lactalis, Nestlé et Danone dans plus de 60 pays.
La cause ? La présence potentielle de céréalide, une toxine connue pour provoquer vomissements et diarrhées, parfois avec des complications graves. Le PDG de Nestlé a tenté de rassurer le public dans une vidéo, affirmant qu'aucun cas de maladie n'avait été confirmé jusqu'à présent. Cependant, selon des rapports, une soixantaine de bébés en France ont présenté des symptômes similaires, causant l'ouverture d'une enquête après le décès d'un nourrisson.
Cette alerte survient dans un climat de sécurité alimentaire de plus en plus préoccupant. En effet, le signal d'alarme avait déjà été tiré en 2018 lorsqu'une contamination au salmonelle dans une usine Lactalis avait touché plusieurs bébés. Dans un contexte similaire, la France a récemment été confrontée à d'autres scandales, tels que la contamination par Escherichia coli dans les pizzas Buitoni et les salmonelles dans les chocolats Kinder. Ces épisodes soulignent une chaîne de dysfonctionnements dans le secteur.
Le rapport de Santé Publique France indique que chaque année, 1,5 million de Français souffrent d'infections alimentaires, dont 250 cas mortels. Ces chiffres en constante hausse interpellent les autorités et le grand public. Malgré le renforcement des mesures de sécurité, comme le lancement du site RappelConso en 2023, des lacunes demeurent, notamment le manque de laboratoires chargés de détecter la céréalide.
Foodwatch, une association de consommateurs, appelle les industriels de l'agroalimentaire à prendre leurs responsabilités et dénonce un déficit de transparence concernant la sécurité de leurs produits. L'avenir de la confiance des consommateurs repose désormais sur des actions concrètes plus que sur des promesses.







