Le 21 janvier 2026, les eurodéputés ont pris une décision décisive en votant pour saisir la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) afin qu'elle examine le traité Mercosur, entraînant ainsi la suspension de sa ratification. Cette mesure, largement soutenue par les agriculteurs français préoccupés par ses implications, a été saluée par Stéphanie Yon-Courtin, députée européenne Renew issue du Calvados, qui a déclaré : « Nous avons repris la main ».
Ce vote serré représente une lueur d'espoir pour de nombreux acteurs du secteur agricole, qui redoutaient les conséquences que ce traité pourrait avoir sur leurs normes et leur autonomie. Selon la députée, « Le processus de ratification est suspendu jusqu'à ce que la Cour rende son avis, ce qui nous laisse le temps d'évaluer les risques potentiels », a-t-elle ajouté, faisant référence aux inquiétudes qui persistent autour de l'accord liant l'Amérique du Sud à l'Union européenne.
Les préoccupations concernant le traité Mercosur ne sont pas sans fondement. De nombreux experts, y compris des économistes et des agriculteurs locaux, ont souligné que l'accord pourrait déstabiliser le marché européen, permettant à des produits moins réglementés d'inonder les étals, au détriment des producteurs locaux. Des organisations comme la Coordination rurale ont mobilisé leurs membres pour protester contre cet accord, appelant à une évaluation plus approfondie de ses impacts.
Alors que la CJUE s'apprête à examiner le traité, Stéphanie Yon-Courtin reste optimiste. « La bataille n'est pas terminée, mais aujourd'hui, nous avons repris la main et nous continuerons à défendre nos territoires et notre souveraineté alimentaire ».
Cette prise de position est essentielle à un moment où les enjeux agricoles et environnementaux sont au cœur du débat politique européen. Le chemin vers une réforme du traité Mercosur reste semé d'embûches, mais la mobilisation des eurodéputés français pourrait ouvrir la voie à une réévaluation significative des accords commerciaux avec les pays tiers.







