Un téléphone, deux ordinateurs portables et une montre connectée ont été enlevés la semaine dernière chez Hannah Natanson, qui fait la couverture de l'administration fédérale pour le journal renommé.
Mercredi 21 janvier, un juge fédéral américain a rendu une décision bloquant l'administration Trump d'examiner les appareils électroniques saisis au domicile de la journaliste. « Le gouvernement doit conserver, mais ne doit pas examiner les appareils saisis par les forces de l'ordre… jusqu’à ce que la cour autorise leur examen », a déclaré le juge William Porter dans son verdict, soulignant un litige en cours concernant la perquisition.
L'enquête, axée sur des fuites d'informations sensibles, a conduit les agents à lancer une perquisition au domicile de Natanson, une action jugée « très inhabituelle et agressive » par le Washington Post.
Le journal exige la restitution immédiate des appareils
Les appareils saisis incluent le téléphone de Natanson, ses ordinateurs portables et une montre Garmin. Le Washington Post a « demandé à la cour d’ordonner la restitution immédiate de tous les appareils et d’empêcher leur utilisation ». Le quotidien a exprimé des inquiétudes quant aux implications de cette perquisition : « Toute autre décision encouragerait de futures perquisitions contre des rédactions et normaliserait la censure par mandat de perquisition ».
Hannah Natanson couvre des sujets concernant les fonctionnaires de l’administration fédérale, en particulier dans le contexte tumultueux de la première année du deuxième mandat de Donald Trump. Les agents ont précisé qu'elle n'était pas la cible de l'enquête menée sur Aurelio Perez-Lugones, un administrateur accusé d'avoir illicitement consulté et emporté des documents de renseignement classifiés, selon le quotidien.







