Un tournant inattendu dans les municipales de 2026. Fadila Khattabi, ancienne ministre et ex-députée de Côte-d’Or, a décidé de se retirer de la compétition à Dijon, après avoir été créditée de seulement 2% des intentions de vote, selon un récent sondage d’OpinionWay.
La décision, annoncée le 20 janvier, est le résultat des fluctuations politiques locales, comme elle l’explique dans son communiqué de presse. L’ancienne ministre, qui se présentait soutenue par Renaissance, déplore le choix de certains de ses partenaires de soutenir une candidature associée à Reconquête, le parti dirigé par Éric Zemmour. Elle affirme que cette alliance contribue à la normalisation de l’extrême droite et de ses idées controversées.
Sans mentionner directement Emmanuel Bichot, le candidat soutenu par Les Républicains qui est en tête des sondages, Khattabi qualifie cette collaboration de « décision unilatérale et sans contrepartie ». La liste de Bichot inclut également l’UDI et Horizons.
La sortante en tête des sondages
Ce sondage, réalisé auprès de 607 électeurs pour Le Cercle des élus locaux, révèle que la maire sortante socialiste Nathalie Koenders domine largement avec 41% des intentions de vote. Emmanuel Bichot et Thierry Coudert, candidat RN, se situent à 17% chacun, tandis que la liste soutenue par La France Insoumise atteint 11%.
Lors d’un second tour hypothétique sans LFI, Koenders balayerait ses adversaires avec 57% des voix, contre 22% pour Bichot et 21% pour Coudert.
Déjà en difficulté en 2020, où la majorité présidentielle n'avait obtenu que 8,8% des suffrages à Dijon, cette séquence confirme une marginalisation accrue de la macronie lors des élections locales.







