Le 27 septembre 2025, la marine française a intercepté le pétrolier Boracay, commandé par Chen Zhangjie, un homme de 39 ans d’origine chinoise, en pleine mer au large de l’île d’Ouessant. Ce dernier a été condamné, ce lundi, à un an de prison et une amende de 150 000 euros pour avoir refusé d’obtempérer aux ordres des autorités françaises, comme l'a rapporté 20 Minutes.
Le tribunal a pris en compte la nature dangereuse d'une manœuvre, indiquant que Chen Zhangjie avait causé un risque d’accident en ne se conformant pas aux demandes d’inspection. Selon le substitut du procureur Gabriel Rollin, l'attitude du capitaine a rendu la situation délicate, nécessitant une intervention rapide des forces françaises.
Des enjeux internationaux autour de la flotte fantôme
Le Boracay était sous sanctions européennes, transportant du pétrole russe à destination de l’Inde et arborant un pavillon béninois fictif au moment de son arraisonnement. Des allégations lient également ce navire à des activités de sécurité impliquant des employés d'une entreprise privée russe, présents à bord pour surveiller l'équipage, selon des sources judiciaires.
Dans une défense controversée, l’avocat de Chen, Me Henri de Richemont, a souligné que son client ne devait pas faire face à des poursuites françaises, arguant que les événements se déroulant en eaux internationales relèvent de la compétence d’un tribunal chinois, conformément à la convention de « Montego Bay » sur le droit de la mer.
Cet incident soulève de nouvelles questions sur la sécurité maritime et les interactions internationales en mer, alors que la France continue de surveiller de près les activités des navires russes dans ses eaux. Pour rester informé des développements sur ce sujet, consultez notre dossier complet sur la guerre en Ukraine.







