Face à la menace de fermetures de classes dans les écoles Lucie-Aubrac et Paul-Cézanne à Biver, la communauté éducative de Gardanne se mobilise. Une grève a été organisée par l'équipe pédagogique d'Aubrac le mardi 31 mars 2026, tandis que les parents prévoient une action de protestation le jeudi 2 avril.
Ces deux établissements se trouvent dans la tourmente alors qu'une potentielle fermeture de classe pourrait intervenir à la rentrée suivante. La situation génère des inquiétudes considérables parmi les parents et les enseignants, qui craignent des répercussions sur les conditions d'apprentissage des élèves. La publication récente de statistiques sur le sujet a exacerbé ces craintes, à l'image des préoccupations rapportées dans d'autres établissements.
À l'école Lucie-Aubrac, les familles ont été notifiées le 24 mars d'un potentiel retrait d'une classe pour l'année scolaire 2026-2027. Cette annonce a surpris et soulevé des interrogations, d'autant plus qu'une classe de maternelle avait récemment été ouverte. Les parents craignent maintenant que les effectifs ne passent à 29 élèves par classe, compliquant la gestion avec des niveaux doubles et aggravant le manque de soutien pour les élèves en situation de handicap.
De leur côté, à Biver, l'école Paul-Cézanne partage ces préoccupations. Les parents contestent les chiffres avancés par l'administration, jugés trop abstraits par rapport aux réalités sur le terrain. En particulier, ils notent que les calculs ne tiennent pas compte des nouvelles inscriptions, des arrivées éventuelles d'élèves en cours d'année, ni des redoublements. De plus, les infrastructures semblent inadaptées pour faire face à cette éventuelle réorganisation des classes.
La municipalité se dit attentive
Du côté des autorités locales, le premier adjoint en charge de l'éducation, Antonio Mujica, assure être attentif à la situation. Selon lui, aucune décision ferme sur la fermeture de classes n'a encore été prise, et il exprime sa surprise face à ces annonces. Mujica remet en question les méthodes de calcul employées par le rectorat pour évaluer les besoins en classes. Avertie par les syndicats de parents d'élèves, la municipalité a rapidement pris le dossier en main. "Nous avons été contactés dès le 26 mars par l'inspectrice d'académie", souligne-t-il. Le premier adjoint promet de continuer ses efforts pour défendre au mieux l'intégrité de ces établissements, dans le but de préserver les intérêts des élèves et de leurs familles.







