L’humoriste suisse Julie Conti a annoncé son départ de France Inter via un post sur Instagram, suite à un sketch diffusé dans l’émission La Bande originale animée par Nagui. Lors de ce numéro, Conti a qualifié Sophia Aram, également humoriste et chroniqueuse, d’islamophobe, déclenchant une vague de critiques et d’insultes à son égard sur les réseaux sociaux.
Dans son intervention, Julie Conti avait fait état de son « manque de légitimité » à parler de l’islamophobie, évoquant avoir cherché l'avis d'un « humoriste islamophobe ». Sa déclaration, qui a suscité des rires parmi les autres intervenants, a rapidement été perçue comme une attaque personnelle envers Aram.
Sophia Aram, dans une lettre ouverte publiée dans Le Point, a exprimé son indignation envers Nagui et ses collaborateurs, leur reprochant de se « joindre à la meute » qui la cible depuis ses critiques sur « l’état d’esprit totalitaire de l’extrême gauche » et ses positions sur le conflit israélo-palestinien. Elle a questionné si le harcèlement et les accusations d'islamophobie faisaient partie de la ligne éditoriale acceptée par le producteur.
Une « blagounette » mal reçue
Sur Instagram, Julie Conti a précisé vouloir quitter France Inter après cette « blagounette » mal interprétée. Elle a déclaré : « J’ai besoin de me sentir bien entourée, et je préfère ne pas être dans une position où je devrais justifier mes blagues. » La polémique lui a valu un « shitstorm de derrière les fagots », comprenant des menaces et des insultes.
Contactée par l’Agence France-Presse (AFP), la direction de France Inter a simplement indiqué avoir « pris acte » de son départ. Ce conflit soulève des questions sur la liberté d'expression et les limites de l'humour dans l'espace médiatique français.







