La publication du décret relatif à la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3) le 13 février dernier au Journal officiel marque un tournant décisif dans la politique énergétique française. Ce cadre stratégique, qui s'étend jusqu'en 2035, favorise une relance substantielle du nucléaire tout en indiquant une réduction du développement de l'éolien terrestre et du solaire.
Ce texte, présenté par le gouvernement, définit clairement les priorités d'action des autorités pour la gestion de l'énergie sur le territoire français dans la période 2026-2035. Conformément aux révélations de FranceInfo, ce plan vise à renforcer le rôle du nucléaire dans le mix énergétique français, qui doit faire face à des défis environnementaux et économiques croissants.
Les critiques ne se sont pas fait attendre. Des experts du domaine énergétique soulignent que cette stratégie pourrait freiner la transition vers des sources d'énergie renouvelable. “Le nucléaire est une solution à court terme, mais il est essentiel de ne pas négliger les potentiel et l'importance des énergies renouvelables,” a déclaré un analyste d'énergie chez Réseau de Transport d’Électricité (RTE). Cependant, le gouvernement insiste sur la nécessité de diversifier le mix énergétique afin de garantir la sécurité d'approvisionnement tout en respectant les engagements de la France en matière de climat.
En somme, si ce plan représente un levier puissant pour la relance du nucléaire, il soulève également des interrogations sur l'avenir du solaire et de l'éolien, des secteurs essentiels pour répondre à une demande énergétique de plus en plus croissante.







