Ce vendredi, les parents d'élèves recevront une lettre significative de la part du ministre de l'Éducation, Édouard Geffray. Ce message, oscillant entre SOS et exhortation, les appelle à prendre conscience de leurs responsabilités éducatives et légales. En effet, dans un contexte préoccupant de violence en milieu scolaire, le ministre souligne que "un enfant n'a pas à avoir un couteau dans sa poche". Il dénonce aussi les comportements inacceptables à l'égard des enseignants, comme les agressions verbales et physiques.
L'école n'est plus le sanctuaire qu'elle devait être, un constat alarmant qui laisse entrevoir un besoin urgent de rétablir la sérénité dans nos établissements. Cela fait écho à des incidents tragiques, comme celui d'un professeur poignardé par un élève à Sanary-sur-Mer. La violence prend des formes diverses, entraînant une responsabilité qui doit être partagée.
Au-delà des simples mots, cette missive est le reflet d'un appel à un mouvement collectif pour retrouver le semblant de sécurité que l'école devrait offrir. Jean Zay, ancien ministre, avait pensé l'école comme un refuge, loin des tensions sociétales. Cette vision semble aujourd'hui un lointain souvenir, et remonter la pente nécessitera la collaboration de toutes les parties prenantes.
Gabriel Attal, l'ancien ministre de l'Éducation, avait déjà mis l'accent sur la nécessité d'une responsabilisation parentale lors de sa lettre de rentrée en septembre 2023, après un été marqué par des tensions. La réponse du ministre actuel, plus douce, pose alors la question de la limite entre éducation et instruction. Pourquoi l'école, en évoluant de "instruction publique" à "Éducation nationale" en 1932, a-t-elle perdu de son autorité?
Des experts s'interrogent sur les conséquences de cette évolution. Entre éducation donnée et éducation reçue, Édouard Geffray redéfinit les frontières, affirmant que l'éducation appartient aux parents, tandis que l'enseignement est la mission des enseignants. Cette dynamique doit être repensée pour restaurer un équilibre, tel que le dit le proverbe : "Il faut tout un village pour éduquer un enfant".







