Dans un tournant significatif pour l'Argentine, le Parlement a largement approuvé la ratification de l'accord commercial Mercosur-Union européenne (UE), un texte signé le 17 janvier dernier à Asuncion. Avec 203 voix pour et 42 contre, ce vote marque une avancée inédite pour l'Argentine, la plaçant comme le premier pays du bloc Mercosur à progresser dans la ratification de cet accord historique.
Ce projet a suscité des débats intenses au sein de l'opposition peroniste, où les avis semblent partagés. Alors qu'une partie des députés soutient le traité, d'autres, inquiets d'une vulnérabilité accrue pour certaines industries argentines, s'opposent à celui-ci. La présidente de la Commission des Relations Extérieures, Juliana Santillán, a exprimé que cet accord ne représente pas une finalité, mais plutôt le début d'un processus dynamique d’échanges et de coopération.
Des législateurs de différents horizons politiques ont décrit le caractère « historique » de l'accord. Selon un rapport du journal Sud Ouest, cet accord, après 25 ans de négociations, pourrait créer l'une des plus vastes zones de libre-échange dans le monde.
Cependant, le parcours n'est pas sans embûches. Des oppositions se sont également manifestées au sein du Parlement européen, notamment en France, où des préoccupations concernant la légalité du traité ont conduit à une suspension de son processus de ratification. Malgré cela, la Commission pourrait toujours appliquer l'accord de manière provisoire, ce qui laisse une ouverture pour des échanges futurs.
Au-delà de cet accord avec l'UE, le gouvernement argentin, dirigé par l'ultralibéral Javier Milei, continue de chercher à renforcer les relations commerciales, notamment avec les États-Unis, visant une réduction mutuelle des barrières douanières.
Cette étape cruciale pourrait avoir un impact à long terme sur l'économie argentine, ouvrant la voie à de nouvelles opportunités commerciales dans un contexte mondial de plus en plus compétitif.







