La situation aux États-Unis s'est intensifiée après le tir mortel d'Alex Pretti, 37 ans, par des agents de la police de l'immigration (ICE) à Minneapolis, le 24 janvier 2026. Cet incident tragique arrive à peine deux semaines après le décès de Renée Good, également abattue par un agent de l'ICE. Alors que le pays est déjà en proie à des tensions croissantes, cet événement prend une résonance particulière.
Suite à ce drame, Donald Trump fait face à une tempête politique sans précédent. Les images choquantes de l'incident et la déclaration présidentielle controversée soulèvent des interrogations sur son avenir. Dominique Simonnet, expert en affaires américaines, évalue l'impact potentiel de cet événement sur la présidence de Trump. Selon lui, les circonstances de la mort d'Alex Pretti soulèvent des doutes sur la légitimité de l'action des agents de l'ICE.
La réaction de Trump : un coup de grâce ?
Au lieu d'exprimer des condoléances à la famille, Trump a opté pour une réponse acerbe, accusant la victime d'être un terroriste. Une telle déclaration de la part du président a déclenché une onde de choc dans l'opinion publique. Il a été crucial de garantir une enquête indépendante pour rétablir la confiance, mais la situation actuelle est déjà marquée par des divisions profondes. Simonnet estime que, bien que l'administration Trump ait une ligne autoritaire, ce type d'événement pourrait inciter le président à revoir ses méthodes.
Un tournant pour la popularité de Trump ?
Les événements récents sont assurément préjudiciables pour son image. Avec une cote de popularité tombée en dessous de 40%, la visibilité de cette tragédie ne pourrait qu'aggraver sa situation. Simonnet remarque que même certains électeurs républicains commencent à s’interroger sur la politique migratoire actuelle. Le président pourrait se retrouver à un tournant décisif dans sa carrière politique, alors que des voix discordantes émergent même au sein de son propre camp.
La fissure au sein du Parti républicain
Ce drame pourrait être le révélateur d’un mouvement interne au sein du Parti républicain. Les élus, historiquement alignés sur Trump, commencent à se questionner, ce qui pourrait mener à un rééquilibrage politique. Certains conseillers à la Maison Blanche croient que les récentes violences ne servent pas les intérêts de Trump. Cette dynamique offre un aperçu de l'évolution future des actions de l'ICE et, potentiellement, du paysage électoral américain.
Les implications de cette tragédie ne sont pas encore pleinement comprises, mais il est clair que le débat sur la sécurité, la justice et les droits civiques est loin d'être clos. Simonnet conclut en soulignant la nécessité d'une réévaluation de la stratégie de Trump face à une population de plus en plus critique.







