Joël Peyre a annoncé son retrait de la course à la mairie d'Avignon dans un communiqué publié ce lundi 5 janvier. Préféré comme successeur de la maire sortante, Cécile Helle, Peyre a constaté qu'il n'avait pas réussi à fédérer autour de son projet. Élu aux finances, il a exprimé son regret de ne pas avoir pu créer une dynamique de rassemblement nécessaire pour l'emporter.
Dans son annonce, il a pointé du doigt ceux qui, selon lui, ont choisi de défendre des intérêts partisans au détriment d'une véritable collaboration. Les personnalités de son camp, comme David Fournier, membre du Parti socialiste, et Paul-Roger Gontard, membre de la Convention, semblent particulièrement visées par ses accusations de manque d'engagement dans la co-construction d’un projet uni.
Face à la montée des extrêmes, Peyre a exprimé ses inquiétudes quant à la fragmentation de la gauche, qui pourrait nuire à leurs chances lors des prochaines élections. Il a souligné que cette situation était préoccupante et laissait la voie ouverte à ceux qui souhaitent remettre en question les avancées réalisées depuis 2014.
Les observateurs avertis, comme le politologue Jean-Claude Manteau, estiment que sa décision pourrait ébranler la majorité sortante, creusant davantage le fossé entre les différentes factions de gauche. Un constat partagé par plusieurs analystes qui soulignent que cette dynamique interne pourrait être décisive dans un contexte électoral déjà tendu.
Malgré son retrait, Peyre n'a pas exprimé de préférence pour l'un des autres candidats en lice, laissant le champ libre à ses concurrents. Cela soulève des questions sur les stratégies possibles pour la gauche avignonnaise à l'approche des municipales de 2026.







