À la rentrée 2025, près de 520 000 élèves ayant des besoins particuliers étaient scolarisés en France, mais 48 726 d'entre eux se retrouvaient sans accompagnement adéquat. Ces chiffres soulignent le défi important auquel est confronté le système éducatif français en matière d'inclusion scolaire.
Les Accompagnants d'Élèves en Situation de Handicap (AESH) jouent un rôle essentiel pour ces jeunes, facilitant leur intégration au sein des classes. Pourtant, leur statut demeure précaire, incitant à une mobilisation croissante pour une meilleure reconnaissance de leur travail. Dans ce cadre, une proposition de loi a été déposée et doit être examinée au Sénat ce mercredi 7 janvier 2026. Son objectif ? Intégrer pleinement les AESH au sein de la fonction publique.
Le nombre d'élèves à besoins particuliers a quadruplé en vingt ans. Ce constat met en avant la nécessité de réformer les conditions de travail des AESH, souvent laissées de côté. "Nos conditions de travail sont pitoyables", déplore Alexis Lecomte, un AESH de 25 ans employé dans un collège privé de Rezé, ajoutant que l'équilibre entre vie professionnelle et personnelle est difficilement atteignable.
Mais pourquoi la France peine-t-elle à recruter des AESH ? Plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation : des emplois souvent à temps partiel, une rémunération peu attractive et un manque de formation spécifique. Malgré une revalorisation des indemnités en janvier 2024, les manifestations, comme celle organisée par l'association AESH de France, montrent une volonté persistent de changement.
Des experts du domaine, comme le sociologue de l'éducation Pierre Merle, avancent que le besoin d'un statut stable et reconnu pour les AESH est devenu crucial pour garantir une école inclusive. “Cela doit passer par une valorisation des professions qui œuvrent au quotidien pour garantir l'égalité des chances” conclut-il.
Avec des propositions de loi et une mobilisation croissante, les AESH semblent enfin sur le point d'obtenir la reconnaissance qu'ils méritent. Cette évolution pourrait non seulement améliorer leurs conditions de travail, mais également favoriser l'inclusion des élèves handicapés au sein des établissements scolaires français.







