Il fut un temps où l'on louait la culture juridique américaine pour son advancement en matière de respect des droits. Cependant, aujourd'hui, alors que les États-Unis se débattent sous la présidence de Donald Trump, de nombreux observateurs s'interrogent sur la santé de leur État de droit. Laurent Cohen-Tanugi, avocat et essayiste, souligne dans un récent article que les critères fondamentaux qui définissent l'État de droit, tels que la séparation des pouvoirs et la protection des libertés individuelles, sont significativement menacés.
Les préoccupations sont multiples. Cohen-Tanugi cite l'accaparement de pouvoirs par des administrations autrefois indépendantes et l'usage de forces militaires dans des villes pour prétendre maintenir l'ordre. En outre, Trump semble avoir méprisé les prérogatives constitutionnelles du Congrès, ce qui soulève des inquiétudes quant à l’équilibre des pouvoirs.
Les attaques répétées du président contre les juges et les avocats impliqués dans des affaires le concernant ajoutent à cette atmosphère de tension. Cette mise en cause du système judiciaire est perçue comme une attaque délibérée contre l'État de droit lui-même.
Cependant, malgré cette dégradation, certains analystes comme Cohen-Tanugi notent que le droit continue de résister. Les recours juridiques contre l'administration Trump, qui ont reçu un accueil positif de la part de juges, témoignent d'une résilience intégrée dans le système. Plusieurs d'entre eux ont suspendu des décrets présidentiels jugés abusifs, illustrant ainsi la capacité des institutions judiciaires à faire face aux excès du pouvoir exécutif.
Globalement, la dynamique ne se limite pas aux frontières américaines. Les sanctions imposées par Trump à des juges de la Cour pénale internationale pour leurs décisions concernant Israël et les conséquences de ses politiques sur des figures politiques internationales soulignent une affrontement avec le droit international. Selon le journaliste de France 24, cette impulsion à défier non seulement les normes internes, mais également celles du droit international, pourrait avoir des répercussions graves au-delà des États-Unis.
En fin de compte, alors que l'environnement politique semble de plus en plus hostile au droit, il est impératif de défendre sa prééminence. Comme l'écrivait le poète Jacques Prévert, il est vital de reconnaître la force du droit et de lutter pour sa préservation avant qu'il ne soit trop tard.







