L'aide militaire destinée à l'Ukraine a atteint son niveau le plus bas depuis le début du conflit selon une étude récente du Kiel Institute. Une nouvelle frappe russe dans la région de Kharkiv a causé la mort de quatre personnes, dont trois enfants. Voici les actualités du mardi 11 février concernant la guerre en Ukraine.
L'aide militaire à l'Ukraine au plus bas
En 2025, l'aide militaire à l'Ukraine a connu une chute significative, se chiffrant à 36 milliards d'euros, soit une baisse de 14 % comparée à l'année précédente (41,1 milliards en 2024). D'après l'analyse du Kiel Institute, cette assistance est principalement fournie par les pays européens, qui ont tenté de compenser le désengagement américain.
Bien que l'Union européenne ait livré un soutien critique, l'institut souligne une « disparité grandissante » dans les contributions, les nations du Nord et de l'Ouest d'Europe représentant environ 95 % de l'aide militaire. Ce déclin de l'assistance pourrait avoir des conséquences graves pour l'Ukraine, déjà éprouvée par le conflit.
Moscou prêt à continuer à limiter ses armements
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a confirmé que Moscou continuerait de respecter les restrictions sur son arsenal nucléaire, malgré l'expiration récente du traité New Start. Il a précisé que cela dépendrait aussi de la conduite des États-Unis, ajoutant que ces mesures « resteront en vigueur tant que les États-Unis respectent les limites fixées ».
Ce traité, signé en 2010, limitait les forces stratégiques nucléaires des deux pays et a cessé d'exister le 5 février dernier, ce qui alimente des inquiétudes sur une potentialité de nouvelles tensions nucléaires.
Une famille décimée par une frappe russe
Une attaque à la drone russe dans la région de Kharkiv a décimé une famille, faisant un père et ses trois jeunes enfants victimes collatérales. Selon les informations du parquet régional, deux garçons de un an et une petite fille de deux ans ont perdu la vie lors de cette frappe qui a touché leur domicile à Bogodoukhiv.
La mère, enceinte de huit mois, a subi de graves blessures, y compris un traumatisme crânien. Les procureurs ont déclaré que « la maison a été complètement détruite et a pris feu, laissant la famille sous les décombres ». Cette tragédie met en lumière l'impact humain dévastateur que le conflit continue d'exercer sur les civils.
Des experts en géopolitique s'inquiètent de la série de violences et de la détérioration des conditions de vie des Ukrainiens, tout en appelant à une réponse internationale plus forte face à ces atrocités. Comme l'indique l'analyste militaire Jean-Pierre Cabestan, « la communauté internationale doit agir non seulement pour soutenir l'Ukraine, mais aussi pour protéger les civils innocents ».







