L'hebdomadaire The Economist dévoile chaque année son célèbre "indice Big Mac", un outil innovant destiné à évaluer les disparités de pouvoir d'achat dans le monde.
Pour de nombreux consommateurs, le Big Mac reste un simple hamburger de fast-food. Pourtant, depuis 1986, cet indice est devenu un référent économique pour analyser les fluctuations des devises sur le marché international.
Qu'est-ce qu'un indicateur économique ?
Les indicateurs économiques servent à mesurer divers aspects de l'économie de manière objective. Voici quelques-uns des principaux :
- Produit Intérieur Brut (PIB) : Évalue la croissance d'un pays par diverses méthodes (production, dépenses, revenus).
- Taux d'intérêt : Ajuste l'offre monétaire pour stimuler ou freiner la croissance économique, en réponse aux risques d'inflation ou de surchauffe.
- Taux de change : Varie en fonction de facteurs tels que la croissance économique, l'inflation, et les interactions de l'offre et de la demande.
D'autres indicateurs mesurent la production, la richesse ou encore les revenus nécessaires pour appréhender l'activité économique d'un pays.
Qu'est-ce que l'indice Big Mac ?
Un groupe de journalistes de The Economist a conçu l'indice Big Mac en utilisant ce hamburger emblématique de la chaîne McDonald's pour effectuer des comparaisons internationales. Grâce à ses ingrédients similaires dans le monde entier, il est particulièrement adapté pour cette analyse.
Chaque année, le magazine compile les prix du Big Mac à l'échelle mondiale, en les comparant aux prix en dollars américains.
Pourquoi le Big Mac ?
Le choix du Big Mac s'explique par sa standardisation et son accès mondial, ce qui permet une évaluation précise des coûts de production locale. Cela reflète également la compétitivité des prix dans divers secteurs économiques.
La vaste diffusion de ce produit permet d'appréhender les différences de coût de manière optimale, car les prix sont déterminés à l'échelle nationale.
Application de la théorie de la parité du pouvoir d'achat
L'indice Big Mac repose sur la théorie de la parité du pouvoir d'achat (PPA), qui compare les coûts d'un même panier de biens entre plusieurs pays. Par exemple, si un Big Mac coûte 5,81 dollars aux États-Unis et 24,4 yuans (3,83 dollars) en Chine, cela indique que la monnaie chinoise est sous-évaluée de 34 %.
Calcul du taux de change fictif
Une fois le degré de sous-évaluation ou de surévaluation établi, The Economist détermine un taux de change fictif. Si ce taux est inférieur au taux réel, la monnaie est considérée comme sous-évaluée. En janvier 2022, des pays comme la Russie et l'Inde ont été identifiés avec des monnaies sous-évaluées par rapport à l'euro, tandis que des pays comme la Suisse avaient une monnaie surévaluée.
Quand faut-il s'appuyer sur cet indice ?
Les investisseurs peuvent utiliser l'indice Big Mac dans leurs stratégies de trading Forex pour prévoir des corrections de marché. Bien qu'il fournisse une vision à long terme, cet indice ne révèle pas toujours les mouvements à court terme, rendant une analyse plus poussée nécessaire.
Avantages et limites de l'indice Big Mac
Si cet indice offre une indication de corrections potentielles du taux de change, il n'est pas exempt de critiques en raison de sa simplicité excessive. The Economist a même proposé un indice ajusté prenant en compte le PIB par habitant.
De nombreux experts conseillent de considérer l'indice Big Mac comme un outil anecdotique, car d'autres éléments tels que l'innovation et l'éducation influencent également la compétitivité.
Les autres théories de détermination du taux de change
Vous pouvez également vous référer à d'autres théories pour analyser les taux de change, comme la parité des taux d'intérêt, qui floppe l'évolution des devises sur la différence entre les taux d'intérêt à court terme. D'autres approches, comme l'effet Fisher ou la balance des paiements, examinent également comment ajuster les taux pour rétablir un équilibre économique.







