En seulement quatre ans, entre 2020 et 2024, la France a accordé plus de 3 000 permis de construction sur des terrains vulnérables, exposés à l'érosion littorale et à la submersion d'ici 2050. Qu'est-ce qui motive une telle imprudence ? Les menaces du changement climatique, comme la montée des mers, les vagues de chaleur et les infrastructures insuffisantes, nous rappellent que les conséquences du réchauffement climatique sont imminentes et touchent notre quotidien. Les auteurs Clément Jeanneau et Antoine Poincaré, dans leur livre "Gérer l'inévitable", soulignent que la nécessité de s'adapter à ce nouveau contexte est aussi urgente que celle de réduire nos émissions de gaz à effet de serre.
Rompre avec le déni
Que faut-il faire alors ? Il est impératif de sortir du déni en réformant nos modèles économiques et sociaux dans des domaines comme l'agriculture, le tourisme et l'urbanisme. Un changement nécessitant des investissements, de la cohérence et une vision à long terme, comme l'a noté le député Fabrice Barusseau lors de ses interventions (source: Sud Ouest). Cependant, il semble que les politiques actuelles, comme le Plan eau de 2023, n'intègrent pas des pratiques agricoles plus durables.

Pour Jeanneau et Poincaré, il n'existe pas de solution miracle. La réponse réside plutôt dans un ensemble d'approches souvent simples : ventilation naturelle, construction inspirée des méthodes anciennes, renforcement des liens sociaux et solidarité. Ce sont des actions concrètes que nous pouvons tous entreprendre.







