Lors des élections municipales à Paris, l'eurodéputée Rima Hassan, membre de La France insoumise, a suscité la controverse en qualifiant la liste du Parti socialiste menée par Emmanuel Grégoire de «promotrice de discours génocidaires». Cette déclaration a été faite en raison de l'inclusion d'Ariel Weil, maire de Paris Centre, qui est également le petit-fils de deux rescapés de la Shoah.
Hassan a accusé Weil d'être un «grand défenseur de l’idéologie coloniale sioniste» et d’avoir initié le Cercle socialiste des amis d’Israël, un groupe destiné à soutenir Israël au sein du PS. Elle a affirmé qu'il soutient un «régime d’apartheid» et a appelé les électeurs de gauche à ne pas voter pour la liste PS, provoquant une réaction immédiate et virulente sur les réseaux sociaux, certains commentateurs accusant Hassan d'antisémitisme.
Cette n'est pas la première fois que Rima Hassan fait des déclarations controversées sur Israël. Elle a précédemment été critiquée pour avoir soutenu le Hamas, le qualifiant d’«action légitime» contre une occupation étrangère, et a exprimé son scepticisme quant aux données du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) sur l'antisémitisme.
Ariel Weil a déjà été la cible d'Hassan, qui l'a accusé d'utiliser son héritage juif pour justifier ses positions. «Il se cache derrière sa judéité pour rendre acceptable ce qui ne le sera jamais», a-t-elle déclaré, insinuant que son soutien à l'armée israélienne est en lien avec «une guerre génocidaire».
Selon plusieurs analystes politiques, ces accusations polémiques risquent de créer davantage de divisions au sein de la gauche française et de détourner le débat des véritables enjeux sociaux et économiques auxquels les Parisiens sont confrontés. Pour certains, ces déclarations de Rima Hassan pourraient également avoir des répercussions sur les prochaines élections, notamment en alimentant des discours dangereux.







