Dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier, des coups de feu et des détonations ont résonné autour de l'aéroport international de Niamey, provoquant une grande inquiétude parmi les habitants. Bien que le calme soit revenu peu après, les raisons de ces échanges de tirs demeurent floues.
Ce rythme troublé intervient dans un contexte où le Niger, dirigé par la junte militaire du général Abdourahamane Tiani, fait face à des menaces de violence djihadiste persistantes. Le coup d'État ayant destitué le président civil élu, Mohamed Bazoum, le 26 juillet 2023, a plongé le pays dans une instabilité accrue.
L'aéroport international Diori Hamani, situé à proximité du palais présidentiel, est un lieu stratégique, abritant non seulement une base de l'armée de l'air, mais également des installations de drones et le quartier général d'une force militaire unifiée avec le Burkina Faso et le Mali. Ensemble, ces pays luttent contre les groupes djihadistes qui sèment le chaos dans la région.
Le site est également connu pour stocker d'importantes cargaisons d'uranium, cruciales pour l'économie nationale. Tandis que la situation se stabilisait autour de 2 heures du matin, des reportages de voisins ont décrit des traces lumineuses dans le ciel, suggérant l'utilisation de systèmes de défense anti-aérienne, possiblement en réponse à des menaces aériennes. Les informations concernant d'éventuelles victimes n'étaient pas disponibles à ce moment-là.
Des partisans du gouvernement militaire ont depuis puis pris l'initiative d'appeler les citoyens de Niamey à se rassembler pour défendre le territoire. Ce phénomène attire l'attention sur la montée des tensions au sein de la capitale, déjà sous le poids des défis sécuritaires exacerbés par les attaques djihadistes qui ont fait près de 2 000 morts en 2025, selon l'ONG ACLED.
Pour ajouter à cette complexité, des sirènes de sapeurs-pompiers ont été entendues, et un vol en provenance d'Alger a été dévié vers le Burkina Faso à la suite des incidents, soulignant les répercussions directes sur les opérations aériennes. Alors que le Niger, le Mali et le Burkina Faso poursuivent leur stratégie souverainiste, ils demeurent sous la menace d'une violence qui ne cesse de croître, et peinent à maintenir un équilibre dans la lutte contre les organisations terroristes, y compris Boko Haram et l'État islamique en Afrique de l'Ouest.
Le contexte géopolitique dans lequel le Niger navigue est également teinté par son rapprochement avec des partenaires régionaux pour créer l'Alliance des États du Sahel, visant à mettre en place une force commune pour essayer de contrer les menaces croissantes des groupes extrémistes. Toutefois, il est évident que les efforts actuels ne suffisent pas à éradiquer une violence qui reste omniprésente.







