Lorena, une franco-espagnole installée à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) depuis dix ans, a récemment partagé un appel émouvant. Dans une annonce postée sur Facebook, elle a exprimé sa recherche d'une "grand-mère d'adoption" pour ses trois jeunes enfants, Olivia, Louis et Achille, âgés de 4 à 6 ans. Leur grand-mère biologique, Nieves, réside au nord de l'Espagne, à plus de 1.000 kilomètres de distance, ce qui rend les visites rares.
"Elle ne vient qu'un mois par an en été et parfois pour Noël. Ce n'est pas suffisant pour construire une relation solide au quotidien. Même si nous restons en contact via WhatsApp, rien ne remplace le fait de partager des moments ensemble, comme déguster une gaufre lors de la fête de la Saint-Ouine", explique Lorena, soulignant l'importance cruciale de la relation grands-parents-petits-enfants dans l'éducation.
Un élan de solidarité
Suite à l'annonce, Lorena a reçu deux réponses, mais la sélection se veut réfléchie et naturelle. "Je privilégie une approche authentique. Je souhaite que mes enfants s'attachent naturellement à cette personne, et qu'ils puissent, à l'avenir, créer des souvenirs ensemble", confie-t-elle.
Les réactions à cette initiative sont partagées. Certains internautes sont touchés par cette démarche originale, tandis que d'autres s'interrogent sur la motivation, craignant qu'il s'agisse d'une manière de trouver une nounou à bas prix. "Ce n'est pas une nounou gratuite. J'ai déjà des compétences de garde si besoin. Mon objectif est purement d'établir un lien humain", assure Lorena.
Elle insiste sur le fait que cette démarche n’est pas faite dans un esprit de culpabilité envers sa mère. "Nieves n'est pas au courant et je ne souhaite pas qu'elle souffre à cause de mon choix de vie ici. Cette démarche ne vise qu'à enrichir l’environnement affectif de mes enfants", conclut Lorena.
Cette initiative interpelle et rappelle que les relations familiales, élargies par des figures d'affection, peuvent apporter beaucoup dans l'éducation d'un enfant.







