Le président américain écarte l'option militaire lors du Forum de Davos, tout en maintenant sa volonté d'acquérir ce territoire autonome danois.
Lors de son intervention au Forum de Davos, Donald Trump a déclaré qu'il « n'utilisera pas la force » pour obtenir le Groenland, tout en insistant sur son désir d'acquérir cette vaste étendue de glace. Le ministre danois des Affaires étrangères a jugé cette position « positive », signalant un certain soulagement dans les cercles politiques européens.
Trump, connu pour sa manière d'osciller entre les déclarations rassurantes et les exigences pressantes, a affirmé : « Je n'ai pas besoin d'utiliser la force, je ne veux pas l’utiliser et je ne l'utiliserai pas ». En effet, il a réfuté l'idée d'une approche militaire tout en avançant une demande explicite d'achat : « Nous allons y construire un dôme doré pour défendre le Canada », a-t-il ajouté, comme cela a été illustré avec le système de défense israélien.
En dépit des réticences manifestées par les pays européens, Trump n'abandonne pas son projet. « Seuls les États-Unis peuvent protéger cette terre gigantesque », a-t-il insisté, appelant à des négociations pour « améliorer et développer le Groenland », soulignant l'importance stratégique qu'il accorde à ce territoire pour la sécurité de l'Europe.
Il a également exprimé ses préoccupations quant à la solidarité au sein de l'OTAN, affirmant que les membres de l'alliance pourraient ne pas se ranger derrière Washington en cas d'attaque.
Ces déclarations ont eu un impact positif sur les marchés financiers, les principaux indices boursiers ayant enregistré une hausse significative après que Trump a écarté la possibilité d'une action militaire. Cette dynamique a contrasté avec la flambée de tensions précédentes, où Trump avait menacé les nations européennes de sanctions douanières.
Déploiements militaires danois au Groenland
Pendant ce temps, le Danemark continue de renforcer sa présence militaire au Groenland. Le Commandement arctique danois a indiqué que des forces spéciales, le Jaegerkorpset, s'étaient déployées dans des terrains difficiles pour renforcer la sécurité de la région arctique.
Des navires étrangers, y compris la frégate française « La Bretagne », participent également à un exercice maritime nommé « Arctic Endurance », qui vise à renforcer les protocoles de sécurité maritime dans les zones stratégiques.
Cette initiative s'inscrit dans un cadre plus large de coopération entre nations alliées, alors que le Danemark et la France s'efforcent d'assurer la sécurité des approches maritimes et du flanc nord de l'OTAN.
Ce contexte souligne l'importance croissante du Groenland dans les débats géopolitiques contemporains, alors que les États-Unis et l'Europe se positionnent face aux enjeux climatiques et stratégiques de cette région éloignée mais vitale.







