Un drame ferroviaire frappe à nouveau l'Espagne, après la tragédie d'Adamuz. Un accident survenu mardi soir a coûté la vie à un conducteur et a gravement blessé cinq autres personnes. Un train de banlieue se dirigeant vers Barcelone a percuté des débris d'un mur de soutènement effondré, causé par une tempête qui s'est abattue sur la région, notamment autour de Gelida, à environ quarante kilomètres de la capitale catalane.
D'après les informations fournies par la ministre de l'Intérieur de Catalogne, Nuria Parlon, les secours ont pris en charge 37 blessés, dont un nombre non négligeable souffre de blessures critiques. Le wagon avant, le plus touché, devait transporter de nombreux passagers, amplifiant la tragédie.
Ce sinistre survient alors que le pays est encore en deuil après l'accident de dimanche près de Cordoue, qui a fait au moins 42 victimes. Le roi Felipe VI et la reine Letizia ont visité les lieux de la précédente catastrophe pour exprimer leur solidarité envers les familles des victimes.
Sur les lieux de l’accident, des opérations de déblaiement étaient toujours en cours mardi, et les autorités ont découvert un 42e corps, alors que le bilan pourrait encore s’alourdir. Le ministre des Transports, Oscar Puente, a avancé le chiffre probable de 43 morts, basé sur les signalements de disparus.
Les causes de cet enchaînement tragique sont actuellement examinées par les enquêteurs. Une rupture de rail mesurant plus de 30 cm a été identifiée comme une possible cause du déraillement. Des expertises indiquent qu'une soudure défectueuse pourrait en être la cause, aggravée par l’usage fréquent de la ligne selon le quotidien *El Mundo*.
Toutefois, l'erreur humaine semble selon les premiers éléments de l’enquête écartée. Les trains impliqués circulaient à grande vitesse, un fait que les responsables de Renfe, la compagnie ferroviaire espagnole, ont confirmé.
Dans une atmosphère de choc, le Premier ministre Pedro Sánchez a promis une totale transparence et a engagés les autorités à aller au fond des investigations. « Nous devons nous assurer que la sécurité de nos chemins de fer est la priorité », a-t-il déclaré lors d'une presse conférence.
Alors que l'Espagne se rassemble dans le chagrin, cet accident relance les préoccupations sur la fiabilité et la sécurité des infrastructures ferroviaires du pays. En 2013, un autre déraillement avait causé la mort de 80 personnes près de Saint-Jacques-de-Compostelle, rappelant la nécessité d'une vigilance accrue.







