Le 20 janvier 2026, les États-Unis ont frappé un nouveau coup en mer des Caraïbes en annonçant la saisie d’un pétrolier, portant à sept le nombre d’opérations similaires menées récemment. Cette action s’inscrit dans un contexte tendu, après l'arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro, soulignant la volonté de Washington de contrôler le commerce du pétrole vénézuélien, un enjeu stratégique majeur.
Le navire saisi, identifié comme le Sagitta, aurait ignoré les restrictions imposées par l'administration Trump sur les navires ciblés. Selon le commandement militaire américain pour le sud, cette opération s'est réalisée « sans incident ». Dans un message publié sur X, l'US Southern Command a affirmé : « Le seul pétrole qui quittera le Venezuela, c’est le pétrole autorisé ». Cette déclaration souligne la position ferme des États-Unis face aux tentatives d'évasion des restrictions établies.
Ces saisies font partie d'une stratégie plus large, qui inclut un blocus visant à enrayer l'exportation de pétrole vénézuélien et à freiner les intérêts économiques de son allié russe. Parmi les sept pétroliers appréhendés, plusieurs sont liés à des opérations maritimes entre le Venezuela et des partenaires douteux en matière de sanctions internationales.
Un rapport d'Le Monde souligne que la richesse pétrolière du Venezuela, qui dispose des plus grandes réserves mondiales, est au cœur des tensions géopolitiques actuelles. Le pays, sous les sanctions américaines, lutte contre une crise économique aiguë exacerbée par l'isolement international. Moins de deux semaines après l'arrestation de Maduro, une transaction a été effectuée pour la vente d'une cargaison de brut, représentant près de 500 millions de dollars, un signe que malgré les défis, le commerce se poursuit.
Des experts en politique internationale, tels que Jean-Pierre Filiu, soulignent que cette dynamique de saisie des pétroliers pourrait aggraver les tensions entre les États-Unis et le Venezuela, tout en impactant les marchés pétroliers mondiaux. La situation reste volatile et les implications de ces opérations seront observées de près par la communauté internationale.







