L’insécurité alimentaire atteint des sommets alarmants. Le dernier Rapport mondial sur les crises alimentaires indique que les deux tiers des personnes vivant des crises alimentaires sévères se trouvent dans seulement dix pays.
La République démocratique du Congo, le Nigeria et le Soudan se distinguent, cumulant à eux seuls un tiers de ces populations touchées. D'autres pays comme l'Afghanistan, le Bangladesh, le Myanmar, le Pakistan, le Soudan du Sud, la Syrie et le Yémen figurent également dans ce classement préoccupant.
Les conflits, selon des données fournies par l’ONU et plusieurs ONG, sont le facteur de risque principal de l’insécurité alimentaire aiguë. Ce contexte aggrave les perspectives pour 2026, annoncées sombres par des experts lors de la présentation de ce rapport. Les conflits en cours et les événements climatiques extrêmes sont susceptibles de maintenir, voire d'aggraver cette situation critique.
Plus de 260 millions de personnes confrontées à la faim
Bien que certains pays comme le Bangladesh et la Syrie aient enregistré des améliorations, elles ont été largement contrebalancées par une dégradation importante en Afghanistan, en RDC, au Myanmar et au Zimbabwe. Pour la première fois dans ses dix éditions, le rapport signale une famine confirmée dans deux zones distinctes : Gaza et certaines régions du Soudan.
En 2025, environ 266 millions de personnes réparties sur 47 pays ont souffert d'une insécurité alimentaire aiguë, un chiffre presque doublé par rapport à 2016. De plus, l'inquiétude grandit en raison de la diminution des financements humanitaires, aggravée par les conflits en cours au Moyen-Orient, qui augmentent le nombre de déplacés et font grimper les coûts des engrais.







