Environ 500 personnes se sont réunies, le samedi 25 avril, à Brest, pour exprimer leur indignation face à la montée des violences racistes dans la cité du Ponant, suite à une agression survenue deux semaines plus tôt. Cette mobilisation visait à occuper l'espace public pour dénoncer ce climat de plus en plus délétère.
Les participants ont affirmé vouloir « occuper la rue pour dénoncer la montée des actes racistes », comme l'a souligné l'intersyndicale antifasciste VISA 29. L'élément déclencheur de cette mobilisation a été une agression raciste sur le cours Dajot où une victime a été violemment attaquée par trois individus, subissant des insultes racistes et des coups, entraînant une incapacité totale de travail de 12 jours, a rapporté le député Pierre-Yves Cadalen à ICI Breizh Izel.
Un appel à l'unité contre l'extrême droite
Les organisateurs, comprenant divers collectifs, syndicats et partis politiques, ont appelé à cette manifestation pour faire face à un climat qu'ils jugent de plus en plus préoccupant. Marie Troadec, membre de VISA 29 et représentante de la CGT enseignement privé, a évoqué la prolifération de tags fascistes dans la ville, insistant sur la nécessité d'une réponse collective.
« Nous aussi on occupe le terrain mais de façon pacifiste, on est unis », a expliqué Marie Troadec. Elle a également souligné l'importance de soutenir les victimes : « Nous luttons contre l'extrême droite, surtout en cette année électorale où leurs discours à l'Assemblée nationale et dans les médias se traduisent par des actes violents. Douze jours d'ITT ce n'est pas rien, et nous ne savons pas comment la personne va récupérer ». Cette mobilisation montre la volonté des citoyens de résister à la haine et d'affirmer leur solidarité face à ces injustices.







