Marie-Thérèse Ross, une Française de 85 ans, a vécu un véritable cauchemar lorsqu'elle a été interpellée le 1er avril 2026 par les agents de l'ICE (Immigration and Customs Enforcement) à son domicile en Alabama. Après avoir été privée de liberté pendant dix-sept jours dans un centre de rétention en Louisiane, elle est rentrée en France le 17 avril, déterminée à faire entendre la voix de ceux qui souffrent comme elle.
« Je ne suis pas ici pour parler de moi, mais pour ceux qui n'ont pas pu raconter leur histoire », a déclaré Marie-Thérèse à Ouest France. L'octogénaire souhaite devenir la porte-parole de ses codétenus qu’elle a laissé derrière elle dans ce système qu'elle décrit comme « inhumain ».
Le 1er avril, alors qu’elle était vêtue simplement d'une chemise de nuit, des agents de l'ICE ont fait irruption dans sa maison, menottant ses poignets et plaçant des chaînes à ses chevilles sans aucune explication. Trois jours plus tard, elle a été transférée dans un immense centre de rétention à Basile, en Louisiane, après des heures d'attente sur un tarmac, privée de tout.
« J'étais terrorisée », raconte-t-elle. Des conditions d’hygiène déplorables et des actes de violence systématiques ont marqué son expérience. Marie-Thérèse a révélé que des détenues étaient victimes de harcèlement, certaines souffrant même de refus de soins médicaux. Elle a observé que le racisme était omniprésent, affirmant : « Elles sont arrêtées à cause de leur couleur de peau ». Ainsi, ce qu’elle a vécu l’a fait penser aux pires heures de l’histoire, déclarant : « Tout ça me rappelle le temps du nazisme. »
Son arrestation, qui a fait l'écho bien au-delà des frontières, a suscité des réactions dans le milieu politique français. Jean-Noël Barrot, ministre en France, a expressément signalé que ces méthodes ne correspondaient pas aux standards acceptables, ajoutant que l’essentiel était que Marie-Thérèse soit de retour en France, mais restant préoccupé par les pratiques de l'ICE.
« Le pays de la liberté n’existe plus », affirme Marie-Thérèse, qui ne compte pas retourner vivre aux États-Unis. Elle espère une officialisation de sa carte verte, mais son cœur se tourne, avec tristesse, vers la tombe de Billy, son mari décédé. Elle se unique témoin d'une réalité troublante dans un système qui, selon elle, a oublié l'humanité.
Marie-Thérèse, bien que profondément marquée par son expérience, se veut porteuse d'espoir et de changement, prête à continuer le combat pour les droits des détenus innocents, espérant qu'un jour, l'humanité l'emportera sur la barbarie.







