Alors que les vacances scolaires battent leur plein en Bretagne, une flair d'aventure maritime flotte sur le Morbihan. Avec un temps radieux à l'horizon, les touristes affluent, ravis de découvrir les joyaux du littoral. Un vent nouveau souffle sur cette saison estivale, promettant une expérience inoubliable pour les voyageurs.
La compagnie Îliens, qui a fait le pari d'un transport maritime écologique, ouvre un nouveau chapitre. Après le succès de sa ligne entre Quiberon et Belle-Île-en-Mer lancée en 2021, elle a lancé un deuxième catamaran, "Isabelle", le 4 avril. Ce voilier innovant s'ajoute à l'offre en desservant également Le Palais, et pourrait bien transformer le paysage du transport insulaire.
Avec l’avènement de ce nouveau catamaran, l'ambition de la compagnie est claire : passer de 25 000 passagers en 2025 à 35 000 d'ici la fin de l'année. "La demande est là, et nous voulons répondre aux attentes des amoureux de la mer qui cherchent une alternative paisible aux ferries classiques", partage Léon Passuelo, capitaine et co-fondateur.
"C'est magique !"
Les passagers sont déjà conquis. Suzie, l’une des premières à monter à bord, a exprimé sa joie : "C'est génial ! On se sent vraiment au milieu des éléments. La tranquillité ici est incomparable à celle des bateaux à moteur." De son côté, Laurence, installée sur le filet avant, ne cache pas son émerveillement : "Il y a la mer, le bruit des vagues... C'est un peu comme être sur une autre planète." Ces témoignages sont corroborés par des experts en tourisme durable qui notent l'engouement croissant pour les voyages respectueux de l'environnement.
Mickaël, un voyageur chanceux ce jour-là, s'est aussi vu surpris par ce choix. "Je ne m'attendais pas à tant de confort et d’explications de la part du capitaine. C’est une belle découverte !" confirme-t-il, alors que le catamaran navigue paisiblement entre les eaux turquoises.
"Une idée un peu folle"
Léon Passuelo reconnait que l'idée de créer Îliens n'était pas sans défis. "Au départ, c'était une idée un peu folle", avoue-t-il. Contrairement aux ferries, ses embarcations ne fonctionnent que d'avril à octobre, ce qui en fait une niche encore à explorer. Cependant, il reste optimiste : "Les passagers veulent de plus en plus réfléchir à leur impact sur l'environnement. Nous leur offrons une alternative qui marie à la fois confort et respect de la nature." La traversée d'une durée de 1h15 à 1h30 sur ce catamaran permet ainsi de vivre la beauté des paysages bretons tout en minimisant son empreinte écologique.







