En France, environ 11 millions de personnes se trouvent dans le rôle d'aidant familial, principalement des femmes. Ce groupe est composé en majorité de conjoints, avec près de 20 % d'autres membres de la famille. Leur implication est cruciale pour accompagner les personnes âgées dépendantes.
Cependant, concilier vie personnelle, professionnelle et tâches d’aidant est souvent un défi, source de stress et de fatigue. C'est pourquoi une législation adoptée en 2015 a établi un cadre juridique pour ces aidants, garantissant des droits en matière de congés, de formations et d'aides financières.
Reconnaissance légale du statut d'aidant familial
Les termes "proche aidant" et "aidant familial" se réfèrent aux individus apportant leur soutien à des personnes dépendantes. Cela peut inclure des membres de la famille ou toute personne de leur entourage désignée par la personne nécessitant de l'aide.
Depuis 2015, le statut d’aidant familial est officiellement reconnu, offrant une définition claire : les aidants peuvent être le conjoint, le concubin, un proche jusqu’au quatrième degré de parenté qui aide sans être salarié.
Dans cette dynamique, plusieurs organismes et plateformes (comme La compagnie des aidants ou Les journées nationales des aidants) se tiennent à disposition pour accompagner les aidants dans leur rôle essentiel.
Avantages et aides pour les aidants familiaux
Rémunération pour l'aide apportée
Le statut d’aidant familial ouvre la possibilité d’être rémunéré pour le soutien apporté. Cela est applicable aux seniors bénéficiaires de l'Aide personnalisée d’autonomie (APA), qui peuvent rémunérer un membre de leur famille, excluant toutefois le partenaire ou le conjoint. Dans ces cas, un contrat de travail doit être signé et l'aidant est enregistré à l'Urssaf.
Droit au congé de proche aidant
Auparavant connu sous le nom de "congé de soutien familial", le congé de proche aidant permet aux employés ayant au moins un an d'ancienneté de suspendre temporairement leur activité pour soutenir un proche. Bien que non rémunéré, ce congé peut être pris jusqu'à 3 mois, renouvelable dans la limite d'un an. L’aidant acquiert des trimestres pour sa retraite durant cette période. De plus, depuis 2018, un salarié peut transférer des jours de congé non utilisés à un collègue aidant.
En 2019, la ministre des Solidarités a également annoncé un futur congé indemnisé pour les aidants, qui sera intégré dans le prochain budget de la Sécurité sociale.
Droit au répit et formations disponibles
La loi de 2015 a introduit un "droit au répit", permettant aux aidants de bénéficier d’un soutien temporaire, avec une aide allant jusqu’à 500 euros par an, pour des séjours en accueil de jour ou des relais à domicile.
Pour renforcer les compétences des aidants, de nombreuses formations, souvent gratuites, sont proposées dans toute la France. Ces sessions abordent des thématiques variées, allant de la gestion de la relation avec le proche à la conciliation entre vie d’aidant et vie personnelle.







