Cette nouvelle législation, adoptée le 16 octobre par 116 voix contre 23, interdit expressément l'accès aux réseaux sociaux en ligne pour les jeunes de moins de 15 ans. Les députés, sous l'impulsion du gouvernement, ont articulé cette mesure comme une réponse urgente aux inquiétudes croissantes concernant la santé mentale des adolescents face aux dangers des réseaux sociaux.
La ministre déléguée chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Le Hénanff, a précisé que le gouvernement envisageait d'appliquer cette interdiction dès la rentrée 2026 pour les nouveaux comptes. Une vérification rigoureuse de l'âge sera également mise en place pour les comptes existants d'ici le 1er janvier 2027. Selon Madame Le Hénanff, "il est impératif de protéger nos jeunes des dangers potentiels des plateformes numériques, qui peuvent avoir un impact négatif sur leur développement social et émotionnel."
Si ce texte est adopté en seconde lecture, la France deviendrait ainsi le deuxième pays au monde, après l'Australie, à instaurer une législation aussi restrictive pour les mineurs. En effet, l'Australie a déjà mis en place une interdiction d'accès aux réseaux sociaux pour les jeunes de moins de 16 ans en décembre dernier. Les députés ont également souligné l'importance d'identifier clairement les plateformes concernées, qui seront définies via un décret ultérieur, après consultation avec l'Arcom, l'autorité de régulation.
Cette réforme, soutenue par Emmanuel Macron, est jugée nécessaire pour faire face à l'explosion des usages numériques et à l'influence croissante des réseaux sociaux dans la vie quotidienne des jeunes. Les représentants de l'opinion publique, ainsi que des experts, soulignent que bien qu'Internet offre de nombreux avantages, il peut également représenter un péril pour des populations vulnérables comme les adolescents. La vigilance et une éducation numérique renforcée sont donc essentielles pour encadrer cet usage.







