41 kg de cocaïne, des milliers d'euros en liquide et plusieurs véhicules saisis… Ce lundi 26 janvier 2026, à Vannes (Morbihan), un réseau de trafiquants d'origine albanaise se retrouve face à la justice. Les audiences s'étendent sur trois jours, mais peu d'informations filtrent des prévenus concernant leur implication.
Sur les onze accusés, âgés de 19 à 48 ans, dont un couple, seuls deux ont des antécédents judiciaires. Les autres, apparemment insérés dans la vie professionnelle sans aucune mention au casier judiciaire, sont décrits par la procureure comme des individus ayant choisi de s'engager dans des activités criminelles malgré une intégration sociale réussie. La plupart d'entre eux ne consomment pas de drogues, ce qui complique l'image de stéréotype souvent associée aux trafiquants.
La particularité de cette affaire réside dans le fait qu'elle a échappé à l'attention des forces de l'ordre jusqu'à ce que deux dénonciations aient été portées à leur connaissance. Les accusations portent sur des faits de trafic de stupéfiants, de blanchiment d'argent, d'association de malfaiteurs, ainsi que de travail dissimulé, s'étalant du 1er janvier 2023 au 23 septembre 2024. La procureure a affirmé : Néanmoins, ils ont participé à une activité illégale, souterraine.»
Des propos qui soulignent l'ampleur et le caractère organisé de ces opérations.
La lutte contre le trafic de drogue s'intensifie au Morbihan, comme l'indiquent les avis d'experts en criminologie. Le professeur Jacques Verdier, spécialisé dans l'étude des réseaux criminels, souligne que le trafic de cocaïne en France, et particulièrement en Bretagne, prend de l'ampleur, nécessitant une attention accrue des autorités locales.
Ces observations sont corroborées par une étude récente du ministère de l'Intérieur, qui révèle une augmentation de 15% des affaires liées aux drogues dans la région depuis l'année précédente.
Il ne fait aucun doute que les heures à venir seront critiques pour ces trafiquants, alors que les juges se penchent sur des peines qui pourraient aller jusqu'à huit ans d'emprisonnement. Les décisions rendues lors de ce procès pourraient avoir des répercussions non seulement pour les individus concernés mais aussi sur la stratégie globale de lutte contre le trafic de drogues au sein du pays.







