Depuis plus d'une décennie, après la fermeture des salles du Muséum d’histoire naturelle à l’hôtel Boyer d’Eguilles, la ville d’Aix-en-Provence peine à se doter d’un espace public consacré à ses précieuses collections paléontologiques. Bien que les Aixois évoluent quotidiennement sur l'une des plus épaisses couches de fossiles d'œufs de dinosaures, aucun lieu dédié à l'apprentissage de ces merveilles préhistoriques n'est accessible.
En 2014, le Muséum d’histoire naturelle a définitivement fermé ses portes, suite à la vente de ses locaux à un promoteur, laissant place à l'enseigne Aroma-Zone. Cet établissement, qui avait pourtant grand besoin d'une rénovation, a été remplacé par une enseigne commerciale. Bien que le Muséum soit toujours en activité, il se résume aujourd'hui à des bureaux administratifs situés au parc Saint-Mitre. Les précieuses collections, comprenant fossiles, ossements et animaux empaillés, sont reléguées dans un hangar à l'extérieur de la ville, seuls quelques éléments étant exposés temporairement lors d'événements ponctuels.
Plusieurs projets avortés depuis une douzaine d’années
Cette situation est d'autant plus préoccupante que depuis la fermeture du muséum, des découvertes significatives ont été faites dans la région d’Aix, révélant des espèces encore inexplorées. Les recherches avancent, mais elles se déroulent hors de portée du grand public, sur les sites de fouilles et dans l’ombre des dépôts. Les experts tirent la sonnette d’alarme : si l’on souhaite rendre ces trésors accessibles, un nouvel espace muséal doit voir le jour rapidement. La voix de Jean-Luc Martinez, ancien président du Musée du Louvre, résonne ainsi : « La culture doit être partagée, et ces découvertes méritent d’être exposées, non cachées. »







