À Quimper, la tempête Goretti a laissé sa marque sur le hangar de la Banque alimentaire, transformé en passoire à cause des trombes d'eau qui s'y infiltrent par un trou béant dans la toiture. Située avenue Pierre-Mendès-France, cette structure a déjà subi de lourds dégâts lors du passage de la tempête Ciaran en 2023, quand une partie de la toiture avait été emportée.
Les bénévoles de l'association font face à une situation alarmante, la pluie tombant sans relâche depuis plusieurs jours. "Nous venons au secours de nombreuses familles, et ces conditions compliquent énormément notre travail", déclare Claire Martin, coordinatrice de l’association. Ces vulnérabilités évidentes soulèvent des inquiétudes quant à la sécurité des stocks alimentaires et la qualité des services offerts.
Des réparations avaient été effectuées précédemment, mais les récentes intempéries mettent en lumière la nécessité d'une refonte complète des infrastructures. Selon un rapport de Ouest-France, le financement et l’engagement des pouvoirs publics restent cruciaux pour éviter que de telles situations se reproduisent.
Les experts suggèrent une évaluation approfondie des infrastructures et un plan d'action pour renforcer la résilience des organisations caritatives face aux intempéries croissantes. "Il est temps de prendre des mesures durables pour protéger nos ressources alimentaires", affirme le climatologue Jean Dupuis.
La situation à Quimper n’est qu’un exemple des défis auxquels doivent faire face de nombreuses banques alimentaires à travers la France, où le changement climatique rend les précipitations de plus en plus imprévisibles. Les populations les plus vulnérables souffrent alors doublement, tant de l'insécurité alimentaire que des conséquences des crises climatiques.







