Lors de l'ouverture des Jeux Olympiques de Paris, la botaniste Jeanne Barret a reçu un hommage spécial, et le jardinier en chef du château de Versailles, Alain Baraton, nous explique pourquoi.
Jeanne Barret, une femme aux multiples talents
Jeanne Barret n'est pas seulement une pionnière dans le domaine de la botanique, mais elle est aussi l'une des dix femmes célébrées lors des JO de Paris 2024. Sa découverte, bien que tardive dans l'histoire, mérite d'être reconnue bien au-delà du 8 mars, journée dédiée aux droits des femmes.
Un parcours hors du commun
Née en 1740, Jeanne Barret débute sa carrière comme gouvernante pour Philibert Commerson, naturaliste ardent amoureux de la nature. Proactive et passionnée, elle l'aide à cataloguer ses découvertes. En 1767, le duo embarque pour un voyage autour du monde. Déterminée à ne pas être séparée de son mentor, Jeanne fait preuve d'un courage remarquable : elle se déguise en homme pour contourner l'interdiction faite aux femmes de naviguer.
Alors qu'elle navigue sur la frégate, son secret est finalement découvert, entraînant un tollé. Cependant, malgré cet incident, elle continue son voyage, bénéficiant même de la protection de Louis-Antoine de Bougainville, le commandant de l'expédition.
Un héritage botanique durable
Après la mort de Commerson en 1773, Jeanne rentre en France et s'installe dans le Périgord. En 1785, Louis XVI lui attribue une pension de 200 livres, la qualifiant d'extraordinaire botanniste. Elle a non seulement découvert près de 5 000 espèces végétales, y compris la bougainvillée, mais a aussi été l'une des premières à évoquer des concepts de biodiversité. Son travail a ouvert la voie à une meilleure compréhension de notre environnement.







