Le 10 janvier 2026, au pied de la célèbre abbaye du Mont-Saint-Michel, la Confédération paysanne a orchestré une grande mobilisation pour protester contre l'arrestation de ses deux porte-parole nationaux. Ces derniers ont été interpellés dans le cadre des manifestations qui s'opposent à l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur.
Cette mobilisation attire l’attention sur la difficile situation des agriculteurs dans le Sud-Manche, qui se sentent en première ligne face aux implications de cet accord commercial. Les agriculteurs craignent que l’ouverture des marchés n’entraîne une baisse des prix et une concurrence déloyale, mettant en péril les exploitations locales.
Marie Lefèvre, responsable régionale de la Confédération paysanne, a déclaré lors de l’événement : Ces arrestations illustrent un déni des droits des agriculteurs qui se battent pour l'intérêt collectif, alors que le gouvernement semble ignorer la gravité de la situation.
De son côté, le sociologue et expert en études agricoles, Pierre Dupont, mentionne dans une interview pour Le Monde : Nous assistons à une véritable criminalisation du mouvement social agricole, ce qui ne fait qu'accentuer les tensions.
La mobilisation a rassemblé des agriculteurs, des sympathisants et des membres d'autres organisations professionnelles. Ensemble, ils souhaitent non seulement soutenir leurs porte-parole, mais aussi attirer l'attention de l'opinion publique sur les enjeux critiques de l’agriculture en France.
En parallèle, des voix s'élèvent pour demander une réévaluation des accords commerciaux qui pourraient menacer la souveraineté alimentaire du pays. Des initiatives locales fleurissent, nombreuses sont celles qui prônent pour une agriculture durable et respectueuse des normes environnementales.
Le conflit entre les acteurs de l’agriculture et le gouvernement sera sans doute au cœur des discussions à venir, d'autant plus qu'un débat national s’annonce dans les mois prochains sur l'avenir de l’agriculture française.







