La permaculture a redynamisé le paillage dans nos jardins, et c'est une bonne nouvelle à l'heure où le dérèglement climatique met nos sols à rude épreuve. Avec des conditions climatiques extrêmes, le besoin de protéger le sol devient primordial. Les paillis, utilisés pour recouvrir le sol, se déclinent principalement en deux catégories : organiques, issus de matières végétales, et inorganiques, comme les paillis minéraux. Quels sont donc ces derniers et comment les emploie-t-on ?
Qu'est-ce que le paillis minéral ?
Le paillis minéral se compose de matériaux non végétaux, inertes et non dégradables. Contrairement au mulch, qui est toujours organique, le paillis minéral vise principalement à protéger et décorer le sol tout en réduisant l'évaporation de l'eau et en empêchant la croissance des mauvaises herbes. Il est couramment utilisé dans des aménagements tels que les rocailles, les jardins japonais, et même dans des espaces publics nécessitant peu d'entretien.
Parmi les types de paillis minéraux les plus répandus, on trouve :
- graviers et schistes,
- ardoise et brique pilée,
- pouzzolane.
Les inconvénients des paillis minéraux
À première vue, les paillis minéraux semblent idéaux grâce à leur longévité et leur résistance à la décomposition. Toutefois, s'ils ne sont pas appliqués correctement, ils peuvent s'enfoncer dans le sol, rendant ainsi la terre plus drainante, ce qui peut être bénéfique pour certaines plantes de rocaille. Malgré leur efficacité pour contrôler les mauvaises herbes et leur attrait visuel, ils présentent des inconvénients majeurs.
En effet, ces paillis, en accumulant la chaleur, créent un effet d'îlot de chaleur urbain similaire à celui observé dans les villes. Dans un contexte de dérèglement climatique, ils accentuent les problèmes liés à la chaleur et peuvent contribuer à une augmentation des températures nocturnes, causant des disparités pouvant atteindre 10°C entre le centre-ville et la périphérie, selon Météo France.
Une approche réfléchie pour l'avenir des jardins
Alors que l’urbanisation et le bétonnage s’intensifient, il est essentiel de questionner l'utilisation des paillis minéraux. Ces derniers, bien qu'esthétiques, ne contribuent pas à l'enrichissement du sol en humus et peuvent aggraver les effets du changement climatique. Une alternative pourrait être d'opter pour davantage de végétalisation, avec l'implantation de mini-forêts urbaines ou d'espaces verts.
Si vous utilisez déjà du paillis minéral, envisagez de le remplacer par des options plus écologiques lorsque cela sera possible.







