Désormais considéré comme potentiellement dangereux pour la santé, le colorant E171, ou dioxyde de titane, sera interdit en Europe dès 2022. Cette décision, prise par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), fait suite à des études démontrant les risques associés à l'accumulation de ce composé dans l'organisme.
Un agent colorant courant dans nos aliments
Le dioxyde de titane est largement utilisé dans l'industrie agro-alimentaire, se retrouvant dans une variété de produits tels que les chewing-gums, les bonbons, les pâtisseries, et même dans certaines soupes industrielles. En plus de son rôle de colorant, il améliore l'opacité des aliments. Toutefois, en raison de la présence de nanoparticules, considérées comme pouvant avoir des effets nocifs sur notre ADN, des préoccupations ont émergé quant à sa sécurité.
Risques pour la santé et implications réglementaires
Des analyses récentes ont soulevé des soupçons concernant le caractère cancérigène du dioxyde de titane et ses impacts néfastes sur le système immunitaire. Actuellement approuvé sans limite de dose dans 51 familles de produits alimentaires, ce colorant sera interdit, bien que les médicaments et cosmétiques contenant de l'E171 échappent à cette nouvelle réglementation afin d'éviter toute pénurie sur le marché.
Collaborations pour des alternatives sûres
En mars dernier, la Commission européenne a proposé une interdiction généralisée de cet additif controversé. L'Agence nationale de sécurité de l'alimentation (Anses) avait précédemment averti des dangers potentiels liés à l'E171, tout en appelant à réduire l'exposition des consommateurs. Ce changement vers une meilleure sécurité alimentaire répond à une pression croissante de la part des ONG et des consommateurs.







