Un vent d'optimisme souffle sur l'usine de La Janais à Rennes. Un protocole d'accord a été signé entre Stellantis et le constructeur chinois Dongfeng pour lancer la marque premium Voyah, qui sera fabriquée localement. Cette initiative permettra de produire des voitures électriques et hybrides, tout en évitant les lourdes taxes sur les importations de véhicules chinois en Europe.
L'usine, qui n'a cessé de souffrir d'une sous-utilisation ces dernières années, n'emploie aujourd'hui qu'environ 2.000 personnes, contre 12.000 dans les années 1980. Les employés locaux, comme Kassim, expriment un désir pressant de voir leur situation s'améliorer. "Qu'elles soient chinoises ou américaines, ce qui compte, c'est le travail," souligne-t-il, tandis que d'autres intérimaires, tels que Théo, espèrent des promesses d'emploi stable face aux jours chômés accumulés.
Pour Guillaume Olivari, le directeur du site, cette nouvelle collaboration est non seulement une opportunité mais aussi un signe de reconnaissance des compétences locales. "Le choix de Rennes démontre que notre savoir-faire est reconnu sur le plan international," affirme-t-il.
Cependant, la prudence reste de mise du côté des syndicats. Mickaël Gallais, représentant de la CGT, souligne que plusieurs interrogations persistent quant aux emplois, aux conditions de travail et aux salaires. David Ruellan de la CFTC tempère ces inquiétudes en affirmant que "travailler avec eux est peut-être mieux que de voir l'usine fermer," ajoutant une touche d'espoir face à l'avenir de l'industrie rennaise.
Cette nouvelle de collaboration semble donc être un mélange d'espoir et de scepticisme, symbole des défis à relever pour relancer l'économie locale.







