Antoine Véran, figure emblématique de la droite républicaine, fait parler de lui en annonçant son ralliement au parti d’Éric Ciotti. Ce changement de cap survient à peine deux mois après sa réélection à la tête de la commune de Levens, dans les Alpes-Maritimes. Après avoir été actif au sein du RPR, puis de l’UMP et enfin des Républicains, il confie : « J’ai toujours été ciottiste, j’ai participé à sa campagne et je suis même son suppléant », comme rapporté par Nice-Matin.
Après quatre décennies d'affiliation, il met en lumière « l’absence de soutien des instances régionales » lors des dernières élections, des critiques qui l’ont convaincu de suivre une nouvelle voie. Pour lui, « les errements de Retailleau » ont également joué un rôle déterminant dans sa décision.
Soutenu par l’ex-femme d’Estrosi
Antoine Véran, qui dirige la commune depuis 1994, a été réélu avec 66 % des voix lors de la dernière élection municipale. Il avait pu compter sur le soutien de Dominique Estrosi Sassonne, sénatrice LR, ex-épouse de Christian Estrosi, un rival notable d’Éric Ciotti.
Farouche partisan de l’union des droites, Véran estime que le débat entre LR et le RN est « dépassé ». En se définissant comme « plutôt ginésiste », il opte pour un compromis, affirmant : « Rester chez LR mais aux côtés d’Éric Ciotti. » Cette position intermédiaire ne l’a cependant pas empêché de quitter les Républicains, convaincu que le nouveau maire de Nice peut « apporter sur le plan économique à la ville, à la Métropole et à la France ».







