C'est désormais officiel : à partir du 5 juin, la ville de Fougères va rallumer ses lampadaires toute la nuit les vendredi et samedi soirs. Alice Lebret, la nouvelle maire, a annoncé cette décision qui répond aux préoccupations de sécurité exprimées par les habitants lors des élections municipales de mars 2026. "C'est rassurant, c'est plus sécurisant," a déclaré Nicole, une résidente de Fougères, exprimant son soulagement face à cette initiative.
Jusqu'à présent, les lampadaires s'éteignaient à 23 heures pour ne se rallumer qu'à 6 heures du matin, à l'exception du cœur de ville qui restait éclairé. "Je rentre souvent tard et je suis aux aguets, il y a pas mal de zones d'ombre," a partagé Pascal, un autre habitant. La promesse de rallumer les lampadaires a été portée par Alice Lebret, qui a reconnu que la décision de les éteindre en 2022, prise par l'ex-maire Louis Feuvrier, avait été principalement économique.
Ce rétablissement de l'éclairage public engendrera un coût supplémentaire de 60.000 euros par an, mais Alice Lebret estime que c'est un compromis nécessaire pour garantir la sécurité des citoyens. "Certaines communes ont décidé de rallumer toute la semaine, nous cherchons un équilibre", a-t-elle expliqué, soucieuse des finances de la ville.
La municipalité envisage aussi de long terme de remplacer les lampadaires à sodium par des éclairages LED, consommant sept fois moins d'énergie, avec l'objectif d'une conversion totale d'ici 2036. Cependant, Fougères n'est pas à l'unique initiative de rétablir l'éclairage public : Saint-Brieuc, par exemple, va élargir ses plages horaires d'allumage, constatant ainsi l'importance de la lumière nocturne pour la sécurité.
Alors que d'autres villes prennent des mesures similaires, Fougères semble adopter une nouvelle approche pour allier sécurité et gestion des ressources, prouvant que la lumière est essentielle, même dans une société soucieuse de ses dépenses.







