Ce maraîcher, Éric Bordes-Tosolini, observe quotidiennement des lézards, mais celui-ci a vraiment retenu son attention. La photo publiée sur les réseaux sociaux a provoqué un grand émoi chez les naturalistes amateurs, ravis de découvrir cet individu unique et son étrange appendice. "C’est pour ça que je l’ai pris en photo !", a-t-il déclaré.
Installé à Laugnac dans sa Ferme du chat paysan, qui se consacre à la culture biologique, Éric explique : "Peut-être qu’il y en a beaucoup chez moi, en raison de la biodiversité présente ici." Ce mâle adulte a été repéré au début du mois d’avril, et sa particularité lui a valu une attention particulière.
"Une découverte insolite, mais pas exceptionnelle"
Matthieu Berroneau, herpétologue à l'association néo-aquitaine Cistude, a apporté des précisions sur ce phénomène. Les lézards ont la capacité de faire repousser leur queue en cas de blessure. "Parfois, il peut y en avoir trois ou quatre, c’est un bug de la nature", explique-t-il, soulignant l’importance de signaler ce genre de constatations.
Éric raconte : "J’ai quelques brebis, et je l’ai trouvé dans un point d’eau. Il était en train de se noyer, et j’ai réussi à le sauver". Les images capturées montrent non seulement l’individu mais aussi ses deux queues.
Espèce en régression
Les observations d’anomalies comme celle-ci sont plus fréquentes chez les lézards des murailles, qui sont généralement plus petits. Les lézards verts, quant à eux, sont en voie de disparition en raison de la réduction de leur habitat naturel, ce qui les rend protégés par la loi. Cela souligne l’importance de telles découvertes, et le fait qu’Éric ait pu sauver cet animal est une bonne chose, selon Matthieu : "C’est toujours intéressant à signaler".







