LE 18 AVRIL À CAEN, un banquet organisé par le Canon français s'est tenu malgré une pétition demandant son interdiction, soutenue par l'eurodéputée LFI Emma Fourreau. Géraud de La Tour, cofondateur de l'organisation, a décidé d'intenter une action en justice contre la politique.
Malgré les craintes exprimées par Fourreau concernant la possibilité d'incidents, l'événement s'est déroulé dans une ambiance festive, rassemblant 4 100 participants. « Nous avons déjà organisé plus d’une centaine de banquets, et tout s’est toujours bien passé », a déclaré de La Tour. Cet événement incarne une atmosphère conviviale, célébrant le terroir et le lien social, où des convives se rencontrent pour partager un repas.
La décision de porter plainte contre Fourreau s’explique par la nécessité de se défendre contre ce qu’ils considèrent comme une tentative de censure. “Ces accusations lancées par des représentants élus sont non seulement mensongères, mais portent atteinte à notre réputation”, a-t-il ajouté. Le Canon français a déjà engagé des poursuites contre d'autres élus ayant exprimé des propos diffamatoires.
Fourreau avait critiqué les banquets précédents, les qualifiant de lieu où des débordements avérés se seraient produits. Cependant, de La Tour réfute ces accusations, affirmant qu'aucun incident n’a jamais été rapporté par les médias au sujet de leurs événements. “Il est essentiel de rétablir la vérité pour le bien de notre organisation et de nos participants,” a-t-il insisté.
Un élan de soutien émerge, avec une affluence notable sur leur site web depuis qu'Emma Fourreau a lancé sa campagne d'opposition. Ce phénomène pourrait être interprété comme un retour de bâton face à une tentative d'exclure un événement festif de la sphère publique.
D’autres banquets sont prévus dans diverses villes, notamment à Troyes et Colmar, où le Canon français espère continuer ses célébrations sans controverse. « Notre initiative est ouverte à tous et vise à créer une expérience collective positive », conclut de La Tour.
Cette affaire soulève des questions importantes sur la liberté d’organisation et d’expression en France, alors que le débat sur la censure et les libertés individuelles continue de faire rage.







