"Je ne peux pas dire si elle va bien", déclare Norah Belfadel, adjointe à la coordination des quartiers de Brest, visiblement en colère et inquiète ce 20 avril 2026. La veille, une jeune fille de 14 ans a été blessée par une balle perdue dans son appartement du quartier de Lambezellec, rue Jean-Richepin. Un autre jeune homme, potentiellement visé par les tirs, a également été transporté à l'hôpital, mais leurs jours ne sont pas en danger.
Les événements ont laissé la communauté sous le choc. "Toute sa famille est très choquée. Ce qui s'est passé hier est intolérable", insiste Norah Belfadel. La scène du crime, un appartement où se trouvaient des enfants, est marquée par des volets fermés, et des objets familiers tels qu'une poussette et une planche à repasser émergent sur le balcon.
Selon le procureur, Stéphane Kellenberger, les premiers indices suggèrent l'implication de "tireurs vêtus de noir et cagoulés". Une enquête est ouverte pour tentative d'homicide volontaire.
Des coups de feu en pleine après-midi
Des témoins parlent d'une scène chaotique dans un square, où des enfants jouent paisiblement. "Des étuis de balles ont été retrouvés sur place," a déclaré le procureur. Les tireurs, équipés d'une kalachnikov, seraient arrivés par trottinette électrique, selon plusieurs témoignages. Une collégienne raconte : "Nous jouions entre amis. Quand les tirs ont commencé, on s'est réfugiés près de ma terrasse."
Nana, une habitante du quartier, admet avoir pris peur : "Je pensais que c'étaient des pétards, comme d'habitude. Ensuite, j'ai réalisé que c'était bien plus grave." Elle se montre très soucieuse pour la sécurité de son fils.
Une communauté en émoi
Michel, un résident de la cité Richepin depuis 30 ans, exprime son désarroi : "Cela faisait longtemps que nous avions la paix. Mais maintenant, tout le monde craint d'être touché par une balle perdue." Dominique, une autre habitante, souligne le manque de caméras de surveillance dans leur quartier. "Quand je fais du vélo ou balade mon chien, je ne me sens pas en sécurité," confie-t-elle.
Pour apaiser les esprits, des CRS sont déployés dans le quartier, tandis que le maire, Stéphane Roudaut, envisage de renforcer l'armement de la police municipale afin de garantir la sécurité des habitants.







