Dans une époque où le débat intellectuel semble de plus en plus polarisé, il est crucial de s'interroger sur les racines idéologiques du wokisme et ses ramifications sur notre conception de la science et de la raison. Comme l'a souligné l'historien Raymond Aron, certaines idéologies se sont construites sur une déformation de la vérité historique. Le marxisme, par exemple, s'était articulé autour d'une forme de pseudo-science qui a conduit à des atrocités incommensurables au XXe siècle.
De la pseudo-science marxiste au relativisme wokiste
Les mouvements d'extrême gauche, dont le wokisme est une nouvelle expression, semblent emprunter des éléments à l'imposture scientifique qui caractérisait le marxisme. D'après des chercheurs comme George Steiner, le marxisme a engendré une vision déformée du monde, où les vérités objectives sont remises en question au profit de narrations subjectives. Cette dérive rappelle les critiques formulées par des penseurs tels qu'Edmond Vermeil, qui a démontré les liens entre le romantisme allemand et les fascismes, affirmant qu'il catalyse des idées contraires à la raison.
Wokisme et la renaissance de l'anti-rationnel
En ancrant sa critique dans une forme de relativisme culturel, le wokisme évoque pour certains un retour aux idéologies anti-Lumières, comme l’a noté l’historien Isaiah Berlin. Les courants post-modernes, représentés par des figures telles que Michel Foucault ou Jacques Derrida, se sont souvent heurtés aux prémisses même de la rationalité et de la science, considérées comme des produits de domination. Ce déferlement d’anti-rationalité peut avoir des conséquences dévastatrices sur notre société.
Une détestation commune de la civilisation occidentale
Les idéologies qui relèvent du wokisme partagent des objectifs avec des mouvements historiques menaçants, comme le national-socialisme. Arthur Moeller van den Bruck avait déjà posé les jalons de cette problématique en soulignant que « la lutte contre l’âge de la raison est une lutte contre le libéralisme ». Ce faisant, il s'agit d'une attaque frontale contre une culture bâtie sur le raisonnement logique et les acquis des Lumières.
L'érosion de la connaissance scientifique
Des établissements d'enseignement supérieur, à travers le monde, se sont faisant terreau de croyances révolutionnaires qui remettent en question des bases scientifiques. Le mouvement « science must fall » symbolise une virulence qui vise à réduire la science à une construction sociale, sans valeur intrinsèque, conduisant à des attaques sur sa légitimité. Selon certaines réflexions contemporaines, même des éléments mathématiques classiques sont devenus des instruments de pouvoir à abattre.
Un relativisme néfaste en plein essor
Cette attitude introduit un relativisme et un subjectivisme qui sapent l'objectivité, un héritage des dernières décennies de pensée critique. Des voix tel que Pierre Bourdieu ont souligné l'impact corrosif de cette remise en cause, distinctement liée à la nécessité d'une éthique rendant chaque individu conforme à des impressions personnelles.
Conclusion : un humanisme en péril
À la lumière des réflexions d'Isaiah Berlin, il est clair que le rejet de l'humanisme, perçu comme un vestige de décadence, conduit à une déconstruction inquiétante de l'ordre social. Le défi ultime posé par le wokisme réside dans son potentiel à menacer l’universalité des droits humains, un héritage qui a nécessité des siècles de combat pour se forger une place dans nos sociétés. Dans un contexte où le communisme et le fascisme ont échoué sur ce front, un retour vers les lumières des valeurs humanistes pourrait être la solution à cette crise de sens qui nous interroge.







