Une détente diplomatique se profile au Moyen-Orient. L'Iran a officiellement réouvert le détroit d'Ormuz aux navires commerciaux dans le cadre du cessez-le-feu instauré avec les États-Unis. Ce passage, essentiel pour l'économie mondiale, représente environ 20% du trafic de pétrole, dont l'acheminement a été gravement perturbé par les violences récentes.
Cette décision intervient à un moment où les hostilités semblent marquer une pause sur plusieurs fronts, notamment au Liban. Donald Trump s'est exprimé avec optimisme sur les négociations avec Téhéran, affirmant que nous étions "très proches d'un accord", et que les points de blocage semblaient être levés.
Trump souligne une victoire diplomatique
Le président américain a rapidement réagi avec satisfaction à l'annonce iranienne, écrivant "Merci !" sur Truth Social et affirmant que l'Iran s'était engagé à "ne plus jamais fermer" le détroit, un atout inestimable pour l'économie mondiale. Trump a également mis en avant les avancées sur le dossier de l'uranium hautement enrichi, bien qu'aucune confirmation officielle n'ait été donnée par l'Iran. Cette information a été plus tard démentie par les autorités iraniennes, qui ont réagi à ces déclarations.
Une communication mesurée de Téhéran
Du côté de l'Iran, le discours est plus prudent. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a annoncé que "tous les navires commerciaux […] peuvent désormais entrer sans restriction durant la période restante du cessez-le-feu", sans donner plus de détails sur l'accord spécifique en question. Par ailleurs, l'amiral Shahram Irani a souligné l'absence de blocage, insistant sur le fait que les navires respectant les réglementations continuent de traverser le détroit chaque jour.
Réactions des marchés et incertitudes persistantes
Cette annonce a immédiatement influencé les marchés du pétrole, entraînant une chute marquée des prix, le Brent enregistrant une baisse de 10,50 % à 88,95 dollars, et le WTI une chute de 11,40 % à 83,90 dollars. Les analystes, comme Giovanni Staunovo d'ING, indiquent que les déclarations iraniennes suggèrent une désescalade tant que le cessez-le-feu est maintenu. Kathleen Brooks de XTB évoque, quant à elle, l'espoir d'une fin imminente des hostilités et d'un retour à une certaine normalité dans les chaînes d'approvisionnement.
Cependant, des incertitudes demeurent. Les discussions continuent, sous l'égide d'une médiation pakistanaise, et même si une stabilisation durable se dessine, un retour complet à la normalité pourrait prendre plusieurs mois.







