Après avoir brillamment remporté le titre de champions de France dans la catégorie « pizza a due » en duo début avril, les Bretons Cyrille Auffret et Jérôme Gourmelen sont rentrés de Parme, où se sont tenus les Championnats du monde, le cœur lourd. Bien qu'ils aient fourni un effort remarquable, ils n'ont pas pu décrocher la médaille d'or tant espérée.
Cyrille Auffret, à la tête du restaurant l’Angelice à Concarneau, et Jérôme Gourmelen, chef étoilé au restaurant Ar Men Du à Nevez, ont formé un partenariat efficace lors des compétitions ces dernières années. En 2024, ils seront déjà vice-champions de France dans leur catégorie et porteront la France au sommet en remportant le titre mondial. Leur victoire récente au salon Snack Show à Paris, où ils ont raflé la médaille d’or, leur avait donné une grande confiance.
Pour cette compétition, les deux chefs avaient concocté la pizza Menez, mettant en avant le pigeonneau élevé dans les monts d’Arrée, une création fruit d'années de recherche. Ils s'étaient donc rendus à Parme avec de hautes ambitions pour le « Campionato Mondiale della Pizza », confident de leur recette gagnante.
Un défi mondial : 55 pays en compétition
Avec 55 pays en lice et des catégories variées, la compétition s'annonçait difficile. Cyrille et Jérôme ont été désignés pour passer en premier devant le jury. Cependant, cette position ne leur a pas été favorable, bien qu'ils aient déclaré : « Nous avons tout donné, on n’aurait pas pu faire mieux ! » Le dénouement a eu lieu le 16 avril, lors d'un banquet rassemblant tous les participants et organisateurs.
Dans leur catégorie, c’est un duo italien, Giuseppe Villani et Gabriele Frati, qui a triomphé, ayant l'habitude de participer à ces épreuves. Les Bretons, quant à eux, se sont classés dans la moyenne. « C’était incroyable de voir la réaction des concurrents étrangers face au drapeau de Concarneau. Beaucoup ignoraient même où se situe la Bretagne ! »
Cette expérience s'est révélée intense tant sur le plan physique que mental. Cyrille a partagé : « Ce type de compétitions demande un investissement considérable en temps et nous éloigne de nos proches. Ça pourrait être notre dernière participation. »







