20 Minutes avec AFP
Mercredi, Michel Daugan, maire de Plouasne, dans les Côtes-d’Armor, a été mis en examen pour "arrestation arbitraire" et "violences volontaires ayant entraîné la mort". Placé en détention, un conseiller municipal complice a également été impliqué, mais relâché sous contrôle judiciaire. Cette affaire a secoué la Bretagne.
Les événements tragiques
D'après le procureur de Saint-Malo, Fabrice Tremel, le maire et son collègue tentaient d'hospitaliser une femme de 66 ans, présentée comme "désorientée". Vivant isolée, elle circulait en gilet jaune à vélo, dérangeant son voisinage.
Accompagnés de deux autres personnes, les élus sont intervenus pour l'empêcher de rentrer chez elle, et des témoignages évoquent une violence physique sur une durée de 15 minutes, enregistrée par des vidéos. "Il y a eu un effet de groupe, ils ont fait une bêtise", a déclaré un voisin, Yannick Pichon.
Les circonstances de la mort
La victime, retenue au sol, a été attachée aux jambes avec une sangle. Les circonstances précises de son décès seront déterminées par une autopsie. Les faits se sont déroulés devant sa maison, isolée des autres.
Violences et irrégularités
Le procureur a précisé que l'intervention n'a pas respecté les procédures légales pour une hospitalisation forcée, le maire n'ayant pas pris d'arrêté municipal ni obtenu le certificat médical requis. Une situation illégale qui soulève des questions sur la responsabilité des intervenants.
Un contexte électoral troublé
L'affaire n'est pas sans relation avec des tensions politiques croissantes à Plouasne, où Michel Daugan a été réélu dans une atmosphère tendue après des élections disputées. "Tout porte à croire qu'il ne devait pas être réélu", a exprimé une habitante, choquée par la dérive de l'homme qu'elle connaissait comme un maire respecté.







