Le gouvernement français a récemment annoncé un ambitieux dispositif d'investissement locatif, vraisemblablement baptisé « dispositif Jeanbrun », pour encourager les particuliers à investir dans l'immobilier locatif. Ce cadre fiscal a été intégré aux amendements du budget, déclenchant une série de débats au sein de l'Assemblée nationale.
Le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, a exprimé son enthousiasme, affirmant que cette mesure devrait non seulement stimuler l'offre de logements mais également pallier la crise du logement qui affecte de nombreuses régions du pays. Selon des sources gouvernementales, le dispositif prévoit un amortissement fiscal significatif : de 3,5 % pour les logements intermédiaires, jusqu'à 5,5 % pour les logements très sociaux, apportant ainsi un soutien crucial à ceux qui cherchent à investir dans le neuf.
De plus, une autre nouveauté au sein de ce dispositif est la possibilité pour les investisseurs de déduire leur déficit foncier de leurs revenus globaux. Par exemple, si un particulier réalise un profit de 50 000 euros mais subit un déficit de 10 000 euros, il ne sera imposé que sur 40 000 euros. Cela pourrait encourager davantage de Français à se lancer dans l'investissement locatif.
En ce qui concerne les logements anciens, des travaux d'une valeur équivalente à 30 % du prix d'achat seront requis, mais le retour sur investissement pourrait s'avérer substantiel grâce aux exonérations d'impôts proposées.
Les critiques vont cependant bon train. Alors que certains professionnels de l'immobilier saluent cette initiative, d'autres la jugent insuffisante et soulignent que ce dispositif reste éloigné des recommandations établies dans un rapport parlementaire publié récemment, comme l'indique Le Monde.
Experts et acteurs du secteur du logement s’interrogent également sur l’impact réel de cette mesure sur la construction de nouveaux logements. Selon des estimations, le dispositif pourrait créer jusqu’à 50 000 nouvelles unités chaque année, un chiffre jugé ambitieux mais possible par des acteurs comme la Fédération des promoteurs immobiliers.
Ce projet de loi sera scruté de près et doit encore passer par le parlement pour être intégré aux mesures en vigueur. Le gouvernement espère qu'il sera une réponse adéquate à la crise du logement croissante en France, incitant les investisseurs à s'engager d'avantage.







